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January 14 Des souris et des femmesJe cours après les souris dans ma tête. Je les attache par la queue et j'essaie de les mettre dans un coin. Elles ont été laissé là, une à une par mes amours, par mes désamours. Elles sont les traces du passé que je ne veux pas suivre.
J'en aie attrapé une grosse bien dodue. C'était une souris grise comme un jour de janvier. Elle me quittait sans dire un mot, prisonnière de son propre passé. Je me suis tu...tue...tué... J'ai perdu mes mots...maux...
Faites moi l'amour que je retrouve ma voix. Faites moi l'amour monsieur, je vous donnerai des mots.
Il les ramasse à la pelle. Peut être les met-il dans sa poubelle ?
Je ne sais pas.
Il les boit.
Il me fait l'amour et je retrouve mes mots...En voilà un...ici et là...
Dis moi, le secret qui se cache dans les trois petits points.
Seulement toi et moi ... le connaissons... et encore.... !!
C'est un signe de suspension....
Suspension......suspendus....a ton cou, a tes lèvres, à ton sexe.
Je chasse les souris dans ma tête ... et je trouve mes mots.
Je vais écrire pour toi.
Janie December 15 Les ponts si fragiles....Cette semaine, comme à chaque année, j’ai pris une soirée pour écrire mes vœux de Noël à des amis, clients, collègues. Un beau texte, une photo et, innovation cette année, un petit mp3 avec ma voix et de la musique. Chaque année, très peu de gens me répondent mais je n’ai jamais ressenti cela comme un manque. Je fais mes vœux et il revient ce qu’il doit revenir, ni plus, ni moins. Je ne me suis jamais posé de question sur cette absence de réponse.
Pourtant cette année, trois ou quatre personnes croisées de visu après la réception de mon message, quelques autres aussi croisées au téléphone m’ont dit que mon message était tellement beau qu’ils ne se sentaient pas le courage de répondre, ou qu’ils ne pouvaient pas me répondre n’ayant pas mon talent avec les mots.
Pourtant un simple Joyeux Noël m’aurait empli de joies et un silence aurait été préférable à ce sentiment d’isolement que leurs propos fait naître.
Ne peut-on pas être soi même et avoir cette confiance tranquille que l’autre nous appréciera tel que nous sommes ?
Est-ce que les musiciens s’attendent à ce que les gens leur répondent en musique ? Pourquoi moi je m'attendrais à ce que les gens me répondent avec MES mots ?
Moi qui essaie de me servir des mots pour tendre des ponts entre moi et les autres, je découvre que les mots m’isolent.
Comprenez vous une puissante envie de me taire ….
Bonne nuit
Janie xxx December 11 Ave MariaElle avance Elle s’ouvre Femme Du rose Et chair Qui se mouillent
Il y a ce feu qui dort Elle chante Elle danse Femme Du rouge Du vert Qui s’étalent
Il y a ce feu qui monte Du ventre aux épaules Elle bouge Femme Du blanc Du bleu Qui s’emballent
Il y a ce feu qui couve Les seins se dressent S’écartent, s’émeuvent Ave Maria Du jaune Du blanc Qui s’emmêlent
Il y ce feu qui grimpe Les mains se tendent Offrent et caressent Femme Du mauve Du rouge Qui s’épousent
Il y a ce feu qui éclate Des lèvres qui embrassent Des yeux qui braisent Femme Des orangés Des gris Qui se trouvent
Il y a ce feu qui rage Une flamme qui vacille Chaleur du coeur Femme Des noirs Des blancs Qui s’aspirent
Il y a ce feu qui fusionne Le plomb et la pierre Pour l’or De Toi et Moi
Je pourrais vivre cent ans que ma vie ne serait qu’un moment. Je pourrais avoir des milliers d’amants que ma vie ne serait que ce moment. Je pourrais être, disparaît, que rien ne serait différent. Que reste t’il quand la chair s’efface, quand l’esprit s’affaisse ? Que reste t’il au dernier de ces moments ?
Encore une danse, il reste cela. Encore une fois, il reste cela. Encore être une femme. Encore être un homme. Etre quelque chose entre Toi et Moi. Encore sentir ma vie se dissoudre pour mieux se fondre dans cet univers. Encore une fois cherche la pierre.
Fondre le plomb. Sublimer la chair. Allumez le bûcher où l’on brûle les sorcières. Monter l’escalier le sourire aux lèvres. Le feu est intérieur, le reste n’existe pas. Vous pouvez brûler mon corps encore une fois.
Que reste t’il quand on l’a tenu dans sa main ? Encore une danse, me perdre en toi. Le ying et le yang réunis dans l’âme.
Je serai partout vallée où tu seras montagne. Je serai partout chair où tu seras peau. Je serais partout mer où tu seras terre. Je serais partout toi où tu seras moi et moi où tu seras toi.
Danse avec moi.
Ave Maria !
Janie dec.2005
December 08 Ruisseau d'hiverRuisseau d’hiver
Mes paupières s’alourdissent. Mon sang se fige. J’adhère aux pierres. Je reste prisonnier des herbes folles. Je colle au sol. Mon chant devient murmure. Je saisis le mystère des cristaux. Je m’empile. Me sculpte. Je m’endors. Je disparais. Je meurs.
Les oiseaux se sont envolés. Les autres se sont endormis. Les enfants des hommes se sont mis à l’abri.
Seul dans la forêt, je chante sous la neige pour qui sait entendre. Seul dans la forêt je danse sous la glace pour des yeux bordés de glace.
Malgré le froid Malgré la nuit
Je me mire dans la lune d’hiver M’y vois à l’envers Seul à contempler Le ciel étoilé
Même le silence Marche sur le bout des pieds N’écoutant que le vent Qui crie son ennui
Les doigts engourdis Les orteils gelés Je glisse dans mon lit Déserté par la vie
Je cherche la chaleur Je cherche les couleurs
Je m’endors sous la neige Rêve blanc. December 07 Peau de soie...Un autre,
la peau de soi
de soie,
de soir,
dans le noir...
s'étendre à ses côtés...
s'endormir...a ses cotés.
Visage sans nom, du côté de l'émotion,
du côté des pardons,
du côté des complicités,
de la tendresse,
des sensualités codées...
secret d'alcove à construire,
à découvrir...
Solitude laisse moi partir
Que serais je sans toi si tu n'avais meublé mes nuits depuis tant d'années ?
Que serais je sans toi qui m'a appris à ne pas paniquer ?
Que serais je sans toi qui m'a obligé à me discipliner ?
L'ombre de moi même à n'en pas douter.
Tu m'as donné toutes mes couleurs,
m'as montré toute les recoins de ma peau.
Solitude laisse moi partir
Tu es un viel amour usé
qui se meure
Il faut savoir partir avant de détester
Chaque fois que j'essaie de m'éloigner...
Tu me fait les yeux doux,
fait miroiter d'autres joies
Tu me ramène à mes anciennes
C'est la courageuse qui t'as séduit
c'est la paresseuse qui reste dans ton giron
L'aventurière qui t'a donné son sourire,
la sédentaire qui te lave les pieds maintenant
Je t'aime encore...mais je ne suis plus amoureuse de toi...
Laisse moi partir
Cesse les injures et les menaces
Ne me fais pas le compte des mes écarts
Ni le bilan de notre usure
Ne me dis pas qu'il est trop tard... Ne me dis pas qu'il est trop tard....
Laisse moi partir, je t'aime encore chère solitude, il se fait tard...
Laisse moi partir...que je grandisse encore Je reviendrai vers toi ma vieille maitresse Je reviendrai vers toi sans regret et sans tristesse Tu deviendras ma confidente Je reviendrai vers toi comme au premier temps de ma vie Quand je l'aimais lui Quand pour toi, je volais des instants à la vie
Je reviendrai vers toi comme cet innacessible Je reviendrai vers toi comme cet absolu Que tu étais pour moi Liberté, solitude Laisse moi partir, ne me dis pas qu'il est trop tard
Et au dernier soir.... Je reviendrai vers toi. Je t'en fais le serment. Laisse moi partir, ne me dis pas qu'il est trop tard...
Janie déc. 2005 December 05 Lettre au père Noel
Bonsoir,
En fait, je ne sais pas si chez toi, c’est le jour ou le soir. Mais j’aime bien imaginer que tu lis cette lettre à la chandelle, bien au chaud dans ton lit, sous la fourrure avec Mère Noël à tes côtés. Cher Père Noël, je me sens un peu gauche et surtout très intimidée à l’idée que tu lises cette lettre. Je sais, il y a des milliers d’enfants qui t’écrivent, mais justement c’est là que le bât blesse.
Je crains bien que je ne sois plus une enfant. Ou sinon très, mais très attardée…
Je vais donc te demander beaucoup de discrétion. Ça me gênerait vraiment beaucoup que les gens sachent qu’à mon âge, je crois encore à toi. Même que ça me gêne quand je me l’avoue toute seule entre moi et moi. Tellement que je vais vite t’écrire cette lettre, la mettre dans une enveloppe cachetée, la jeter dans une grosse boîte rouge et l’oublier.
Ne soit pas vexé cher Père Noël. Je vis dans un monde ou c’est très mal vu de croire que l’imaginaire est une réalité. Surtout que ce que je viens te demander, je sais que je ne peux pas l’acheter ou le trouver dans un catalogue. Tu ne pourras donc pas te débarrasser de ma demande en la remettant à l’un de tes lutins qui ira tout de go chez le marchand de petits trains.
Non, cher Père Noël, ce que je veux te demander, il y a seulement toi qui puisses l’exaucer (en fait je n’en suis même pas tout à fait certaine) toi ou certains anges à ce qu’on dit (mais je ne vais pas me mettre à parler aux anges).
Ne soupire pas dans les oreilles de mère Noël, donne moi une chance, ce n’est pas facile de demander, tu dois le savoir toi qui donnes tout le temps.
Cher Père Noël, pour Noël je voudrais…je voudrais…
Et puis zut…il faudrait Père Noël que je t’aie devant moi, ce serait plus facile. Je te servirais, un verre de vin. Tu me regarderais au travers ta barbe. Je me serais fait belle juste pour toi, avec un grand décolleté et des brillants. J’allumerais partout des chandelles, pour ne pas que tu te sentes trop dépaysé. Je pourrais t’appeler par ton petit nom ( c’est quoi déjà ton prénom ? Santa ou Claus ? ) Je te servirais des crevettes asiatiques en entrée. On jaserait de tout et de rien. Je t’aurais préparé une salade avec des fruits exotiques mélangés aux légumes. Nos voix se feraient plus tendres, plus sensuelles.
On changerait les verres et le vin.
Je t’aurais inventé un petit plat dont tu te souviendrais. Peut-être, qu’à ce moment là, tu commencerais à me parler de toi. Je serais bien. Il y a tant à apprendre de l’autre.
Les heures passeraient, on rirait.
Juste avant le moment de te faire ma demande, je t’aurais préparé un dessert fabuleux. Un peu de miel pour que tu sois tout à fait séduit. Alors cher Père Noël peut être que j’arriverais à m’asseoir sur tes genoux, le porto aidant, et à te dire à l’oreille :
« Cher Claus, 2005 a été une année très difficile pour moi et je te jure que j’ai été très sage. J’ai pris toutes les baffes sans chialer…ou presque … et comme une grande fille j’ai essayé de comprendre…Bon, j’avoue que je n’ai pas tout compris, mais quand j’ai essayé de comprendre avec le cœur au lieu du cerveau, déjà ça allait mieux. J’avais sûrement besoin, comme les steaks, d’être attendrie. Besoin d’humilité aussi, je sais que je ne comprendrai jamais pourquoi quelqu’un que j’aimais est sombré dans la dépression et s’est enlevé la vie, je crois que je ne peux que l’accepter. Je sais maintenant, que même quand on essaie très fort, on n’aime jamais assez, et que contrairement à ce que d’autres pourraient te dire, on n’aime surtout jamais trop. Mal parfois, mais jamais trop.
Cher Père Noël, j’ai bien fait tous mes devoirs et toutes mes leçons, et j’ose croire que je pourrais essayer à nouveau. Essayer est la seule façon que j’ai trouvée …
Cher Père Noël…pour Noël, je voudrais…. »
Pardon, cher Père Noël, mais ici ce n’est pas le soir. Il n’y a pas de chandelles et pas de porto. Je ne parviens pas à t’appeler Claus et surtout, je n’arrive pas à te demander ce que je désire.
Alors Cher Père Noël, oublie cette longue lettre comme moi je vais l’oublier aussitôt que je l’aurai postée.
Je profite quand même de l’occasion pour te remercier de tout ce que tu m’as donné durant cette vie et de tout ce que tu me donneras dans l’avenir, car pas un instant je ne doute, ni ne douterai de ta générosité.
Merci. Je te souhaite ainsi qu’à tout ceux que j’aime un bel hiver. Prend bien soin de Mère Noël car l’amour est précieux, et malgré tous les quand dira-t-on, il demeure l’essentiel. Les cœurs humains sont ainsi qu’ils ne se touchent les uns les autres que par les sens. Écouter l’autre, lui parler, sentir son parfum, le regarder et surtout avoir le privilège de poser sa main sur la peau de l’autre sont autant de cadeaux que rien ne peut remplacer. Ni les marchands du temple, ni la richesse, ni la gloire, n’y parviendront jamais.
Dis à Mère Noël d’être patiente, dans un mois le « rush » de Noël sera passé et je sais que tu prendras tout le reste de l’année pour rêver avec elle d’un autre Noël.
Joyeux Noël et merci de m’avoir consacrer un peu de ton temps si précieux en cette période de l’année.
Janie
Ps..si jamais tu arrivais à comprendre ce que je voulais demander et que je n’ai pas osé, svp, ne le fais pas arriver le 24 décembre au soir avec une boucle rouge sur la tête …
bien que …
December 03 Le père NoelVoilà, je vais y arriver. Ce sera Noël bientôt.
Noel a beaucoup changé de visage pour moi depuis les 10 dernières années. Et non pas en plus triste et non je ne suis pas nostalgique. J'ai eu de magnifiques Noel en famille. Maintenant chaque année je dois les réinventer.
ET
J'ADORE CA.
Imaginer Noel à votre façon, sans aucune restriction. Imaginer Noel comme un moment romantique. Et non le romantisme n'est pas un jeu qui ne se joue qu'à deux. Il se joue à trois parfois, ou comme cette année là, ou moi, mon fils, sa blonde, on a fini notre party de Noel, en s'auto dessinant les uns, les autres, au fusain. De jolis portraits...que j'ai encore...pas très ressemblants, je l'avoue, mais très joyeux.
Imaginer Noel....et parfois...manquer d'imagination.
Alors faire appel à l'autre.
Il est où l'Autre dites vous ? Il est partout. Ici...et là...dans la rue, au bureau... faut le voir, faut y croire, faut surtout lui sourire, lui adresser la parole.
En attendant, d'imaginer mon Noel...bien qu'il va falloir que j'y pense bientôt...je dois aller rencontrer le père Noel.
a 250 km de chez moi....
Oui mais c'est le vrai...!!! Celui qui me fait vivre...qui me verse un cadeau toutes les deux semaines...
Je ne peux pas être ingrate et lui dire ...non j'ai pas envie...
Surtout qu'il m'attends tout sourire...avec un verre de vin...
Mais bon...ca me tente pas....
Mais je suis une négociante hors pair...et ma principale interlocutrice c'est moi...alors j'ai négocié entre moi et moi....et je suis arrivée à une entente.
Oui je vais voir le père Noel, je même me faire belle, tant qu'à jouer aussi bien porter le costume...mais...mais...je vais partir un peu plus tôt, (si je décolle de cet écran) ou revenir un peu plus tard demain (ca peut être ca ...) et aller....au musée !!!
Yeah !! Voir les tableaux de Provence...m'arrêter devant un Monet...un instant...et là le temps...qui s'arrête...le souffle qui se suspend...
Qu'on me donne un instant...!! Un instant...un trou dans la foule...un instant d'intimité avec l'un de ces tableaux...et je serai comblée.
Je viendrai vous raconter...
Après tout, ca vaut le coût d'aller embrasser le Père Noel...et puis ...
On ne sait jamais...ne le dites pas trop haut...je suis tout à fait assez folle, pour tomber en amour...avec un Père Noel...
Surtout que maintenant, ils ont chacun leur tour de garde ce qui leur donne un peu de temps pour la bagatelle.
Ha, oui vous croyez...qu'il peut manquer de souplesse....C'est que vous ne l'avez pas vue monter dans son traineau...et puis...vous connaissez la position...(ben non..je ne vais pas vous confier mes secrets....) ...
Et puis...imaginer....la tête des mes voisins...si dans une nuit noire et silencieuse, entre deux soupirs tout à fait banals...ils entendaient..Ho Ho Ho...et pas n'importe lequel mais bien un Ho Ho Ho ..qui enfle..qui monte vers le ciel (et vers les voisins du dessus aussi...en passant)....
Ho ho ho ho ho....
Qu'est ce que je disais...imaginer Noel ???
Bon je vais aller me faire belle....des fois que ....
Janie xxxxxxxx November 25 Le cri des questionsA tous ceux et celles qui debout au bout du quai, se demandent si l'eau est froide...
Le cri des questions
Tu places un à un les silences entre les mots pour que je puisse les entendre. Le cri des questions enterre le chant des vagues du désir. Tes mots cherchent le chemin de mon cœur. Tes mains longent les sentiers que dessinent les veines bleues de ma destinée. Un doigt se perd à suivre ma ligne de vie. Tes paumes écoutent l’écho des percussions de mon cœur qui bat tout en haut d’une carotide. Du chant des sirènes au chant des tam tam tu cherches la source au coin de ma bouche.
Pose tes mains sur les miennes que je puisse te dire mon pays. Ma bouche n’a que des mots.
Je prendrai du bleu pour dessiner tes paupières. Qu’elles disent la joie, la peine, la lassitude, doucement qu’elles se ferment. Regarde toi avec mes doigts. Dans la mémoire de ma peau je garderai tes épaules. Dans la mémoire de ma bouche je conserverai tes saveurs, les associerai aux couleurs, les mêlerai aux miennes. Les jaunes amers des matins sans lendemain, les rouges gourmands des longues soirées d’hiver, les ocres chauds des jours de partage, les sables déserts des nuits en solitaire. Toutes les couleurs de nos vies à partager, à raviver.
Laisse moi mettre les mains sur ta peau que je te dise qui je suis. Ma bouche n’a que des maux.
La gauche pour le passé, la droite pour l’avenir se joignent sur ton cœur pour te parler de maintenant. Laisse moi courir sur ton ventre, rattraper ce frisson, éteindre ce soupçon. Ferme les yeux, regarde toi, au travers moi. Ferme cette lumière de toi, oublie moi. Laissons nous être. Ma voix muette guidera mes doigts de la voie sacrée de tes vertèbres jusqu’en ton centre. Mes lèvres suivront leurs pas pour effacer la piste. Tu comprendras le chinois et toutes les langues de Babel quand le yin et yang s’élèveront vers le ciel.
Ouvre les yeux, regarde moi, au travers toi.
Je sais un langage qui n’a pas de mots, que des gestes, des danses, des caresses. Je sais un langage qui n’a pas de grammaire, que des élans, des soupirs, des chants. Je sais un langage qui n’a pas de mot pour perdre ou gagner, pas de mot pour paix ou guerre, pas de temps pour hier ou demain, pas de genre pour elle ou lui.
Place des caresses entre les mots pour que je puisse les entendre. Laissons s’éteindre le cri des questions sur les vagues du désir. Laissons nous être tout simplement. Janie November 23 Le grand Amour...à quel prix cette semaine ???Plus je veillis, plus j'observe le monde. Plus j'observe le monde, plus il me ravit !!
On a fait de l'amour un icône incontournable. On a fait du couple un mode de vie. Tout est pensé en fonction d'eux. On accepte plus facilement le célibat dans nos sociétés, comme un ÉTAT DE TRANSITION.
Qu'il se prolonge, on devient suspect.
Pire encore, il y a les grands amours. Et moi toute littéraire que je suis, je me suis nourrie de beaucoup de grands amours. De ceux de Sartes à ceux de Kundera, en passant par ceux de Marie Antoinette et j'en passe justement.
Mais la vie m'a fait découvrir quelque chose de merveilleux...
On a élevé au rang de noblesse l'amour avec un grand A. Qu'il est noble ce grand amour qui occupe toute la vie. La plupart du temps impossible, cela va de soi. Mais parfois aussi possible. Unique ou presque. On peut avoir aimé plusieurs fois, mais il y a un must...le plus...le grand...celui qui dépasse tous les autres.
L'homme est un animal merveilleux, il peut vivre le grand Amour ! Il peut même, comble de la noblesse, en souffrir, en mourir !! Que l'on admire ces Tristan et Iseult, Roméo et Juliette, Pénélope et Ulysse (sûrement la plus ennuyante des histoires celle là, lui parcourt le monde, elle tricote, la belle affaire !!!)
En opposition à cela, bien sur, il y a le monde ordinaire qui vivent ...des arrangements plus ou moins tendres, plus ou moins passionnés, en soupirant après un de ces grands Amours, passé ou à venir ! En les lisant, en les regardant à la télé ou même sur internet.
Je caricature à peine.
Ce que j'ai découvert, ne le criez pas sur les toits, c'est que ce secret qui nous vient du temps des chevaliers et autres princesses, est bien en deçà de la réalité. On nous en a caché un bout, je vous le dis.
Les humains ne sont pas capables d'un grand Amour. Il n'y a pas de noblesse à aimer un autre être humain jusqu'à y laisser, sa vie, sa joie, sa peau.
Les Tristan et Iseult et toute la trâlée étaient dans le champ. Il va falloir tout réécrire, je vous le jure.
Les humains...et là tenez vous bien après la rampe...sont capables de beaucoup de Grands Amours, avec tous les grands A que vous voulez.
Plusieurs fois dans leur vie.....j'en suis convaincue. Ce n'est pas une question de noblesse, c'est une question d'ouverture et de confiance. Il va falloir réécrire le romantisme.
Mais que ferait-on de ce produit qui se vend si bien et si cher ? La rareté de l'amour fait vivre........
Dans la catégorie accessoires incontournables...
Les vendeurs de chars, les vendeurs de cosmétiques, de vêtements à la mode, etc .... Vous voyez un peu...les chirurgiens...sans parler des publicitaires qui vous vendent un téléphone pour séduire, une laveuse pour le look érotique de la chose....sans parler des sites de rencontres...etc..etc... La marché de l’amour est immense et toujours avec un grand A, les autres…pftt.. du vent.
Le seul produit qui se vend aussi bien que l'amour ce sont les assurances...
Imaginer un instant, si on éliminait la peur.....
Mais je rêve...
November 09 La première neigeQue l’on aime ou que l’on n’aime pas l’hiver, on ne peut rester insensible à toute la beauté de cette première neige.
Comme un pardon, comme une nouvelle chance, comme un matin neuf, c’est la vie qui permet de tout reprendre.
C’est l’instant présent personnifié. Le blanc fragile et éphémère de la première neige.
C’est ce moment unique où tout est possible. La page blanche, la toile neuve, le cahier à colorier de l’enfant avant qu’il l’ouvre. C’est l’univers à redessiner.
C’est un amour neuf, le cœur qui s’ouvre, qui tremble.
C’est l’âme qui s’assoit comme un flocon sur une branche.
Souvent le lendemain, c’est le souvenir d’une vision, quelque chose à retrouver. La pureté, l’innocence, la candeur. Tout à coup c’est oublier. Oublier de savoir ce qui se cache sous la neige, oublier où commence le ciel, où finit la terre. C’est le bonheur extrême de ne plus savoir…
Perdre tous ses repères, devoir inventer un chemin, une route, un sentier. Comme un enfant, jouer à marquer ses pas sur la neige vierge, se retourner, et s’étonner qu’ils n’existent déjà plus.
L'humilité d’une beauté qui apparaît et disparaît, le temps d’un soupir, d’un regard, d’un présent.
Ouvre ta main…que j’y dépose ce trésor oublié. November 06 Petit conte chinois sur le rireVoilà un petit conte chinois que j'adore. C'est un dimanche gris pour partager un peu de rire.
J'ai entendu l'histoire de trois mystiques chinois, dont personne ne connaît plus les noms et ne les a jamais connu. On les appelait les "trois saints rieurs" car ils n'avaient jamais rien fait d'autre; ils riaient, tout simplement. Ces trois hommes étaient vraiment magnifiques en train de rire avec leurs ventres qui ondulaient. Cela devenait contagieux et tout le monde commençait à rire, la place du marché tout entière se mettait à rire. Alors que quelques instants plus tôt c'était une place laide où les gens ne pensaient qu'à l'argent, soudain ces trois fous arrivaient et transformaient l'ambiance du marché. Tous oubliaient qu'ils étaient là pour acheter ou vendre, personne ne ressentait plus de cupidité. Durant quelques instants un nouveau monde s'ouvrait. Ils voyagèrent à travers toute la Chine, de place en place, de village en village aidant simplement les gens à rire. Les gens tristes, les gens furieux, les cupides, les jaloux, tous se mettaient à rire avec eux et nombreux sont ceux qui découvrirent la clef; vous pouvez être transformé. Un jour dans un village il advint que l'un d'entre eux mourut. Les villageois se rassemblèrent et se dirent: "Maintenant il va y avoir un problème, nous allons bien voir s'ils rient. Leur ami est mort, ils vont certainement pleurer". Mais lorsque les deux autres arrivèrent, ils dansaient, riaient et célébraient la mort. Les villageois s'exclamèrent: "Cette fois c'en est trop, lorsqu'un homme meurt c'est un sacrilège de rire et de danser". Ils répondirent: "Toute notre vie nous avons ri avec lui, de quelle façon pourrions-nous lui dire un dernier adieu ? Nous devons rire, nous devons nous réjouir, nous devons célébrer. C'est le seul adieu possible pour un homme qui a ri toute sa vie. Nous ne considérons pas qu'il est mort, comment le rire pourrait-il mourir, comment la vie peut-elle mourir ?" Puis le corps devait être brûlé et les villageois dirent: "Nous lui donnerons un bain comme le rituel le prescrit". Mais les deux amis leur dirent: "Non, notre ami nous a dit, ne faites aucun rituel, ne changez pas mes habits et ne me donnez pas de bain. Mettez-moi tel que je suis sur le bûcher. Aussi nous devons suivre ses instructions". Et alors, soudain, il se produisit un grand événement. Lorsque le corps fut placé sur le brasier, le vieil homme joua son dernier tour; il avait rempli ses habits de pétards et soudain ce fut un festival ! Alors tout le village se mit à rire, ses deux fous d'amis dansaient et tout le village se mit à danser. Ce n'était pas une mort, c'était une nouvelle vie.
Souriez...Janie November 04 Permission de rentrerPeut être était-ce la détermination de ma mère à nous faire passer le plus clair de notre temps libre dehors ? Peut-être est-ce un instinct de louve ? La première neige est pour moi : La permission de rentrer. La permission du bonheur de l’intérieur. De l’intérieur de ma maison, oui, et des parfums de cuisine d’hiver onctueuse et nourrissante, des soupes particulièrement. Mais surtout, du bonheur de l’intérieur de moi. J’ai toujours rêvé de l’hiver idéal. Cet hiver blanc où je pourrais « vivre l’hiver » à ma façon. Fini les autos à déneiger, fini les stationnements embourbés, fini l’attente de l’autobus en file congelée, fini les pieds mouillés et les cils bordés de glace. Si les hivers de mon enfance signifiaient la permission de rentrer. L’hiver idéal signifierait la permission de ne pas sortir. Oh pas totalement mais presque…
Je rêve d’un hiver dans une petite maison entourée de grands sapins et enterrée par la neige. Je rêve d’un foyer où brûle sans cesse quelques bûches d’érable ou de pommier. Je rêve d’un mur complètement couvert de livres. Sur une table quelque part, un choix de musique. Sous la table, un vieux chien qui ronfle. Sur le sol, des tapis de laine, un garde manger ouvert qui laisse voir des conserves gourmandes. Et rien…rien que le silence…. Près de la porte des raquettes qui invitent à mettre les pieds dans la neige. Si le cœur et l’esprit y sont disposés… Et moi, la si active, je rêve de cet hiver idéal comme d’un nouvel Eldorado. Un hiver à dormir, à lire, à écouter de la musique, à peindre, et puisque l’on parle de l’hiver idéal, à aimer. Prisonnier l’un de l’autre quelque part dans un monde à inventer. Relever le défi d’essayer d’apprendre à se connaître, dans la proximité. Je voudrais passer quelques lunes d’hiver à essayer d’apprivoiser l’autre. D’un solstice d’hiver à l’équinoxe du printemps, regarder la lumière grandir cotes à cotes. Te regarder dormir, échanger doucement des banalités ou de grandes confidences. Partager des heures de silence plongés dans un livre. Changer d’époque, oublier le temps, cuisiner, rire, et peut être pleurer. Sortir dans la neige fraîche, pour aller acheter des pommes …
Ne rien faire…Permission de ne pas sortir..
Je rêve d’un hiver pour apprendre à aimer.
Janie October 28 DessinerJ'adore mes cours de dessin. Je me suis fait un beau cadeau. Une prof privé, chez moi . On s'emporte toutes les deux et elle part d'ici à 23:45 trop souvent.
Pour améliorer mon dessin, je fais des reproductions de toiles existantes...la tête en bas.
Pour m'éviter de rationaliser le dessin, elle pose la reproduction la tête en bas sur le chevalet. Et je dessine simplement ce que je vois, ombre, lumière, forme, lignes...Puis on retourne la reproduction et mon dessin. Les résultats sont surprenants.
Femme fatale est le dessin de ce soir...Cliquez sur le petit dessin pour le voir plus grand.
Quel plaisir...et dire que j'en aie pour au moins 25 ans ...
Bonne nuit October 20 Sexe...et autres divertissementsBonsoir...dit-elle de sa voix rauque et sensuelle. Le soirrrrrrr résonnait dans l'espace virtuel comme un écho agaçant...
Ceci dit...vous voulez améliorer la fréquentation de votre blog, il y a un truc infaillible. Il suffit de parler de SEXE.
Dans mon texte sur l'écriture automatique, il semble que le mot sexe revenait deux fois. Depuis, il y pas mal de gens dans mes statistiques qui sont arrivés chez moi, par le hasard de l'outil de recherche de blog de Google...en tapant...sexe (à toutes heures du jour ou de la nuit )!!
Alors bienvenu à vous...
Si vous aimez le sexe, vous possédez donc une certaine sensualité et si vous aimez le sexe et possédez une certaine sensualité vous possédez donc aussi une certaine curiosité...
La curiosité étant ce qu'elle est...vous aimez le sexe, êtes sensuel (les) et curieux, vous appréciez donc l'art !
Hum peut être que je vais trop vite en affaire !
On reprend, vous aimez le sexe, êtes sensuel et curieux, mais pour l'art on ne sait pas. Bon, peut être aimez vous jouer ? Peut être avez vous garder vivant cet art, si rare passer la trentaine, qui consiste à savoir jouer !
Alors je vous offre un jeu...vous aimez le sexe, êtes curieux, et de toute façon vous êtes rendus chez moi, de manière détournée ou pas, alors pourquoi pas ?
Pourquoi pas lire un peu ?
Pourquoi pas voir quelques photos ? quelques toiles ?
Pourquoi ne pas écrire un petit mot ?
Du genre...j'aime le sexe, je l'assume et oui j'ai tapé SEXE dans Google search blog...mais puisque je suis ici, je vais faire le tour du propriétaire....et patati et patata (les patatis patatas constituant le plus intéressant)
De toute façon, un jour, je vais vous placer mes textes érotiques, alors placez moi dans vos favoris (et oui j'aime le sexe, je suis curieuse et j'ai déjà tapé SEXE dans Google) ! Mais pas ici, ce sont des lieux publics mesdames et messieurs...
Je vous prépare avec un ami (c'est lui le cerveau informatique) un adorable, rigolo, songé, et sexy, site où on trouvera, l'art, les mots, les photos, les toiles...et l'érotisme ...oui oui j'assume, le sexe.
Je pense que dans ce texte, il y a le mot sexe quinze fois...!! Alors il y aura foule ici ce soir !
Bonne soirée et tant qu'à faire on va mettre tout cela en rouge...couleur passion !!
Au plaisir de vous lire !
Janie
ps...sorcière avait bien marché aussi, alors sorcière et sexe ce sera la folie ! Tiens c'est placé !
October 19 BeautéQuand la beauté est une lisière, quand c’est un moment entre chien et loup, entre l’ombre et la lumière. Quand la beauté s’inscrit dans la marge de nos pages, quand elle est là si près et si loin à la fois. Quand la beauté c’est l’horizon, cette ligne indéfinie entre ici et ailleurs. Quand la beauté se dessine comme un point de fuite qui ne cesse de reculer. Quand la beauté s’échappe en cascades. Quand elle te bouscule, t’agite, quand tu la suis, la précède, la dépasse. Quand la beauté est sans cesse ici et là à la fois, quand elle te glisse entre les jambes, quand elle s’écoule entre tes doigts. Quand la beauté est un train qui passe et s’éloigne sans toi. Quand la beauté est fragile, quand elle est verte d’eau et transparente, quand elle n’a pas de nom, pas de visage. Quand la beauté est une biche aux abois, quand elle se glisse dans le silence entre deux notes, quand elle se cache entre toi et moi. Quand la beauté m’échappe, m’écorche, m’enfuit. Quand la beauté me dit, me chuchote, m’embrasse, quand la beauté a un goût entre l’amer et le sucré. Quand la beauté est quelque chose dans l’air, quelque chose dans l’absence, quelque chose dans l’être là, quelque chose dans le silence, alors je suis.
Janie October 18 Ecriture automatique - plaisirIl m'arrive parfois de pratiquer une sorte d'écriture automatique. Il s'agit en fait de créer un environnement particulier (ca m'aide) musique, lieu et de poser les doigts sur le clavier. Hier matin, j'étais dans le train, j'adore les trains. Musique..Close to the silence ...les doigts sur le clavier...le paysage qui défile.
Le jeu consiste à laisser aller...à ouvrir les mains créatives...Il ne s'agit donc pas d'éviter les fautes ou de faire la ponctuation, sauf celle qui vient avec les mots, celle qui vient dans les doigts. Ce ne sont jamais des textes "littéraires" mais bien du plaisir...de la couleur en tube je dirais....
Une heure trente de bonheur....détente...en voici un extrait...
Poser les doigts sur le clavier et laisser l’esprit s’égarer. Couleurs, des orangés. Fermer les yeux et écrire. Ecrire comme peindre sans regarder. Silence, on parle. Silence, on créé. Le silence si dur à atteindre. S’isoler, aller chercher le cœur de soi. Cet espace blanc comme une toile, comme une étoile. Je ne sais plus ou sont les lettres. Le train roule. Laisser défiler le paysage comme si les yeux étaient fermés. Fermer la pensée. Y’a cette musique qui N’en es pas. Les lignes rouges qui s’affichent avec les fautes. Amours, pourquoi ? Pourquoi ce mot là. Le cœur de moi. Ca doit être ça. Toute une vie pour découvrir cela. Rire, rire. Rien, il n’y a rien de plus grand ou de plus petit. Il n’y a que cela. Partage, partager. Je ne sais plus les fautes. Plaisir, les doigts sur le clavier. Ca roule. Je roule, en musique, en paix, en beauté. Je me sens belle, Je vieillis et puis après …après…je vais mourir…et oui…Je suis bien. Bien dans ce train. Je voudrais que comme mes doigts, il n’aille nul part. J’écris sans savoir pourquoi. J’écris, c’est moi. Plaisir. De dire, des mots, de toi, de moi. L’autre, le lien, sortir de soi. Etre en soi comme en prison, condamné à être soi. Café sur la langue, amer, doux, sucré. Tiède. Brûlant…j’aime la vie brûlante, c’est moi. Je me sens seule, souvent, parfois. Je suis bien seule, souvent, parfois. Je voudrais que tu sois là. Que tu existes d’abord. Existe tu…dans quelque autre univers disait Léveillé. J’aime Léveillé et ses yeux. Ces mains aussi, des mains de pianiste sur un corps de femme ça doit être …jouissant. J’aime le plaisir. Celui que l’on espère, celui que l’on vit, celui dont on se souvient. Tiens j’aime le plaisir à tous les temps. Les doigts n’arriveront jamais à suivre l’esprit. Trop de bruits la haut. Et plus bas…le cœur lui ..sait-il parler. Je ne sais pas. Je vais attendre les orangés…les orangés…ces feux qui brûlent la vie comme …comme…feux de joies…les brûlés fertiles après…Pourquoi l’on pense que les après sont stériles, pourquoi l’on songent que les après sont difficiles…Vieillir…et le plaisir, en contre temps avec tout ce qu l’on m’avait dit, en contre temps avec tous les magazines. Le plaisir de vieillir. D’être là, plus là, présente à l’instant, au prochain printemps.
J’attends les orangés. (pause)
Nous y voilà. J’ai l’impression que le train traverse les couleurs. Je les reçois en plein coeur. Je ne te cherche plus, je ne t’attends plus. Il me semble que tu existe quelque part. mais peut être est ce dans un autre monde, que savons nous des autres monde. Je t’ai cherché pendant tellement d’année. Je t’ai trouvé. Tu sais, il y a des bouts de toi, ici et là, comme une piste à suivre. Peut être que juste avant de naître nos âmes ont explosées devant tant de beautés, tant de beautés et de misères. Peut être que depuis ce temps, elle ramasses leur pièces éparses ici et là…je ne sais pas. Je suis fatiguée. Tous ces orangés mes séduisent, tout ces orangés me remplissent, de tant de chaleur. Je vais laisser les couleurs me prendre, me donner. Je ne te cherche plus. Tu es là, quelque part, ou je ne sais pas, je ne saurai pas, je vais laisser mon âme vivre sa vie, on verra bien dans la prochaine…prochaine…non, oui, je ne sais pas. Pour l’instant je suis là, tout à fait là, dans les orangés. Je t’aime…même si je nais pas ou tu es, je t’aime même si je ne sais pas aimer, je t’aime c’est tout parce que c’est tout ce que je sais faire aimer, p0arce que j’aime aimer, parce qu’aime aimer aimer. Je poursuis ma route, non, je ne la poursuis pas, elle ne se sauve pas devant moi, je la suis, doucement, au travers les orangés. Elle me mènera, on voudrait croire, on voudrait tant croire…mais je ne crois pas En fait, il n’y a que des oranges, qu brûlent leur vie en quelques jours comme des étoiles en quelques millions d’années, c’est pareil, c’est tout ,c’est rien., c’est pareil
Des branches nues qui montent vers le ciel, des jaunes, des oranges, mouillés, tendres, humides, la forêt est une femme, elle cache dans ses plis la vie…la vie…C’est tout ce que je’ai…je voudrais la donner, rire…il me resterait quoi…la vie, encore la vie, plus on la donner, plus elle multiplie. Je t’aime meme si je ne sais pas ou tu es, qui tu es, éparpillés comme moi un peu dans toutes les femmes, un peu dans tous les hommes. Un jour on vieillis, l’amour n’a plus de sexe, on dit...on dit…j’aime que l’amour ait un sexe, le tien, l’autre, celui que je N’ai pas, c’est pour cela que je l’aime. Tant d’orangés, tant d’impudeur, de désir exhiber. Est ici que je peux parler avec toi, ici et là. .mais où est le la.
Tu me manques, tu me manquais, tu me manqueras. Tu es sans visage, mais tu existes . Un sourire comme ca…oui, un sourire qui me touche là, droit au cœur, droit au sexe. Un sourire vivant, un sourire de as un sourire de vivant. Tu sais on va mourir, ou je sais que tu les ais. Quelque part on va se retrouver encore une fois éparpillé, tu crois qu’on reviendras.. dans ce délire, dans ce fou rire, encore toute une vie à se chercher, chercher toutes les pièces de soi, puis commencer à chercher l’autre, L’autre…c’est un mot orangé, flamboyant, comme l’automne. Je crois que l’autre ne peut venir qu’à l’automne et même parfois à l’hiver. Quand enfin on a pris tout le printemps de l’été pour se trouver soi…soi…futile idée…je voudrais parfois pourvoir m’éviter. .mais on ne s’évite pas si on veut rencontrer l’autre….il y a si peu de gens qui ne s’enfuient pas devant la vie, si peux de gens qui ne s’enfuient pas devant eux-mêmes…existe tu Les orangés ravissent l’enfant. Je suis une enfants, malgré le temps, il y cette poussière d’étoile qui est tellement vieille que quelques années de plus ou de moi…j’en suis pas là…j’aime cet enfant qui sait jouer… Jouer avec le clavier, avec le temps, avec les printemps, jouer avec toi… Veux tu jouer avec moi…on joue à se cacher…c’est moi qui compte…un deux trois… Je baisse les bras. Les orangés sont revenus, je vais les laisser me prendre m’aimer, me pénétrer. Pleine de couleurs je vais travers la blancheur. Je ne te cherches plus, tu es la, dans les orangés, dans les couleurs, sous mes doigts. Je porte encore toutes les petits morceaux de toi que j’ai trouvé partout sur le chemin. Mais je ne les assemblerai pas. Je les pose doucement dans le coffret comme autant de trésors et doucement je les abrite sous les orangés. Ils vont dormir la. Si je te rencontre, je te les rendrai. Je te dirai que Pierre avait ce sourire là, je te dirais que Denis avait ce désir là, je te dirai que Paul avait cet esprit là…et toi tu comprendras que te parle de toi. Toi tu comprendras que je n’ai jamais été ailleurs qu’à la recherche de toi. Que chaque jour je t’ai aimé même si je ne te connaissais pas et que chaque jour je vais t’aimer même si je te connaîtrai pas. Car l’amour ne demande pas. Il est là. Il y a ces orangés qui me rendent si romantiques. Est-ce eux, est ce moi , est ce une partie de moi, je ne sais pas. Je voudrais pouvoir dire, savoir dire que je ne suis pas sans cesse en quête de ce toi qui n’existes pas, non je te vis chaque fois. Je te vis chaque fois. Parfois tu comprends, d’autre fois tu ne comprends pas. Je te vis chaque fois comme autant de parties de toi. Je suis Isis et je cherche Osiris que l’on a coupé et éparpillé dans un monde sans toi Je suis Isis et je refais le puzzle un peu plus à chaque fois. Le temps qu’on m’a donné s’en va, il s’écoule par les fentes de papier du livre refermé. Les orangés sont là. Et il me manque toujours le cœur de toi.. Isis reviendra, et reviendra, elle refera sans cesse le chemin de la vie. Naîtra sans cesse recroquevillé dans le corps d’une femme, les poings serrés, à la recherche de toi. Et chaque fois que les orangés reviendront, elle ouvrira les doigts. Il faut mourir les mains à plat. Je voudrais mourir, les main à plat, la joue contre le sol un peu froid qui a porté mes pas. Ma joue contre le sol, couvert d’orangés. Je voudrais partir dans leur parfum qui ne me lasse pas. Ce n’est qu’une porte, qu’un autre train, qu’une fenêtre. Je me sens belle comme un orangé. Je me seule, si seule parfois. Je me sens bien. Tranquille, posée et pleine de vie. Il y a tant de chemins du petit garçon que j’étais à la femme que je suis . Si femme, si bien d’être ça, d’être là, si femme . Je sens mes creux comme des montagnes. Le train s’arrête au travers les orangés. Tous mes hommes ont tes yeux, tous mes hommes ont leurs yeux qui sont les tiens. Tous mes hommes sont toi et tu es tous mes hommes. M’entends tu ..quelque part dans ton monde, entends tu ma voix parfois, la nuit…ou quelque part au travers les orangés, à moins que chez toi ce ne soient des mauves. Je t’aime même si je ne te connais pas. Je n’espère plus que tu viendras. Je sais que tu es là. Comment le dire. Je voudrais te dessiner, poser mes mains sur la matière et te faire naître de ce néant qui te tient loin de moi. Je voudrais de donner la vie sous mes doigts. Je ne t’attends pas, je ne t’attends plus, je te porte en moi . Comme une terre inondée, comme un ventre fertile, comme un orangé, je suis dans chaque parcelle de vie, tu me foules de tes pieds, me caresse de tes doigts, m’invente de tes yeux. Je suis là. October 13 Je cherche l'homme au travers ses motsJe suis une sourde qui lit avec les doigts. Je cherche l’homme au travers de ses maux. Il est partout.
Il se cache sous l’habit de l’idiot du village laissant ses yeux de chien battu parler pour lui. J’entends son cri dans le désert et ses grincements de craie sur le tableau. Qui est-il ? Que fait-il ? Il chevauche son ombre en pleine lumière, et plante des mots dans ma peau. Je cherche l’homme au travers les étoiles de mère.
Il s’habille du poids si léger des mots. Comme autant de manteaux, comme autant de visages, comme autant de cœurs, comme autant de sexe. Lui, moi, elle, ceux-ci, ceux-là, les autres…
Je suis une aveugle qui voit avec ses mains. Je cherche l’homme au travers ses mots. Sa mémoire est un trou qui n’oublie rien. Qui est-il ? Que fait-il ? Il se cache dans l’argile, dérive sur un lac sans fondement. Je cherche son visage. Je ne le vois pas. Il arrive entre chien et loup, coiffé d’une cagoule, le cœur entre les lignes. Il est partout.
Je cherche l’homme au travers de ses maux. Il n’est nulle part.
Il est parti s’accoupler avec une sorcière, écartelé entre les larmes et le rire. Il distribue des parts de lumière et l’ombre qui vient avec.
Je ne veux pas m’habituer à la chaleur de l’homme. Je veux la voix du vieil épouvantail. Je cherche l’homme. Il n’est nulle part. Il fait et refait le chemin. Celui qui mène au miel du ciel et aux légumes fous des potagers désertés. Du silex au crayon, il se métamorphose sans cesse et échappe au désir par des fissures de papier. Désir éveillant le désir. Je cherche l’homme au travers ses mots.
Quand on plante un mot, il pousse des phrases. Je lèche sa peau de pierre, invente des images trop chaudes. Je suis la neige, la pierre et l’aube. Entre ma peau et mon cœur dort le secret des choses. Je suis une sourde qui lit avec les doigts.
Janie 2005 October 08 Coupable ou non coupable ???Je comprends quand Crinem2 me parles de sentiment de culpabilité suite au texte sur les malheurs du monde. C’est d’ailleurs coutumier de verser dans ce sentiment quand on se choisit. Chaque fois que l’on se choisit. Le sentiment de culpabilité n’est pas un problème en soi. C’est plutôt un garde fou pour nous éviter de semer désolation autour de soi. Mais ce sentiment de culpabilité qui nous gache la vie et qui ne donne rien aux autres qu’est ce qu’on fait avec ? Je ne sais pas, ne sais pas pour les autres. Pourtant il a surgit très fort dans ma vie autour de 22 ans. Je venais d’avoir une deuxième enfant, en santé. Et malgré que nous n’étions pas riche, je n’avais jamais à me demander si mes enfants mangeraient demain matin. Durant ce temps c’était la famine en Ethiopie. Je voyais ces images de mères dont les enfants mourraient de faim accrochés à leurs seins. Ces images me réveillaient nuit après nuit. Mon mari ne comprennait pas du tout mon angoisse et encore moins ma culpabilité. J’avais la chance, moi, de pouvoir nourrir mes enfants et si je continuais j’allais les priver d’une mère heureuse, sans rien donner de plus aux mères éthiopiennes. Alors la nuit, je m’éveillais et je ne l’éveillais pas. J’étais seule face à face avec mon sentiment de culpabilité. Pourquoi moi ? Pourquoi elles ? Qu’avais-je fait pour mériter de naître ici ? Qu’avaient-elles fait ces femmes, pour mériter de naître là ? Questions sans réponse. A moins de vouloir verser dans des considérations ésotériques. Ce qui n’est pas mon genre. Il n’est pas venu de réponse. J’ai traversé cette crise existentielle. Il en est resté pourtant une solide assise pour ma vie. La culpabilité est un sentiment stérile. Il n’apporte rien ni à celui qui le ressent, ni aux autres. Une nuit, la voix était plus claire. C’est vrai, je suis née ici au Québec. Dans l’un des pays les plus favorisés du monde, dans l’un des pays où être une femme est beaucoup plus facile que dans la majorité des pays du monde. C’est vrai, je ne sais pas pourquoi je suis née ici et pas ailleurs. Mais je suis née ici. Cette nuit là, je me suis dit que justement c’était déjà assez injuste d’être née ici sans raison que je n’allais pas en plus m’apitoyer sur mon sort de femme « riche » coupable !! Cette nuit là j’ai décidé que pour toutes les femmes du monde qui n’avaient pas ma chance, je me devais d’être heureuse. Je ne vous parle pas des grands bonheurs artificiels des médias ! Je ne vous parle pas de la gloire ou de la richesse. Je vous parle de cette joie de respirer chaque matin dans un environnement sans fusils. De cette joie de nourrir ses enfants, de les protéger du froid, de les voir s’instruire, grandir.
Je me suis dit cette nuit là qu’il fallait que je pose des gestes pour améliorer, conscientiser les gens. Qu’il fallait plus des images pour aider ces femmes (la preuve des années après ces images de l’Ethiopie des humains meurent encore de faim), qu’il fallait que j’ai un comportement responsable. Le moins que je puisse faire est de dénoncer, de ne pas encourager les marchands de misère, qui s’enrichissent sur le dos des gens. Qu’il fallait que je dise à mes enfants qu’ils nous faudraient vivre plus pauvre pour partager avec les autres. Ce n’est pas demain la veille…. Le partage des richesses, des ressources naturelles de la planète est et sera encore pendant longtemps détourné par les plus forts à leur profit. Mais aucun geste n’est inutile. Aucun geste….n’est inutile. Par contre la culpabilité l’est totalement. Au lieu de se sentir coupable, il faut apprécier au plus haut point, notre chance d’être né ici. Ne pas se laisser leurrer par cette société de consommation qui nous veut toujours un peu malheureux de ne pas avoir ceci ou cela. Voir ce que l’on a et l’apprécier. Et essayer de partager, à chaque fois que c’est possible. Dans la joie…dans la joie…dans la joie. L'affliction n'apporte rien au monde, la joie oui, à chaque instant. Janie
October 07 Action de Grâce -Savoir dire merci…
On vit dans un espace temps où l’on nous apprend à désirer. Tout enfant déjà nos parents désirent pour nous et puis rapidement on sait le faire par soi même.
Je voudrais cela, je veux ceci. Je vais vers cela ou ceci. Je planifie cela etc. etc..
Savons-nous encore dire merci. Peut-être que nous, les québécois, quand on décidé de sortir de la grande noirceur, qu’on a fait la révolution tranquille et qu’on est sorti de nos églises, on n’a plus su à qui dire Merci ! Je ne sais pas. Mais je vois autour de moi, des gens qui désirent. Des gens qui désirent tellement désirer qu’ils consultent pour des pannes de désir.
Mais qui consulte parce qu’il ne sait plus remercier ?
Aussitôt un désir comblé, aussitôt l’objet oublié, aussitôt le désir remplacé par un autre.
Je ne sais pas à qui dire merci. Il n’a pas de nom, pas d’adresse et même pas de courriel. Mais je sais que je dois le dire. Je n’ai pas mérité tout ce que j’ai, tout ce que je vis, tout ce que je suis. Et quand bien même je l’aurais mérité, il me faudrait encore dire merci d’avoir eu la possibilité de le mériter, la capacité de le mériter.
C’est l’action de Grâce au Québec en fin de semaine. C’est le temps que je choisis pour dire merci. Non pas à cause de la tradition, mais parce que c’est un temps d’abondance et que les couleurs, les parfums, les légumes sur les tables du marché, les nuages gris dans le ciel d’automne qui colore la lumière, tout cela nous rappelle comment la vie est généreuse.
Merci de me lire, merci d’exister, merci à mes amis d’être mes amis, merci à mes amours d’avoir traversé ma vie.
Grâce : ce que l’on accorde à quelqu’un, pour lui être agréable, sans que cela ne lui soit dû …(Robert…)
On m’a beaucoup accordé. Merci pour la grâce…
…La grâce d’être une femme, la grâce d’être née ici, la grâce d’être née à ce moment, la grâce d’avoir la santé et l’énergie, la grâce d’avoir déjà vécu ces années, la grâce de gagner ma vie, la grâce de voir la beauté, la grâce d’être autonome, la grâce de respirer, celle que mon cœur batte mais surtout merci du sentiment que rien ne m’est dû.
Merci de ce souvenir qui n’en est pas un et qui me rappelle que ma première respiration fut un don, un don de vie, et que chacune d’entre elles, doivent le rester Bonne action de grâce et merci. September 04 Instant d'éternitéC'est une très belle réflexion Pierre que ce commentaire. J'y songe depuis que tu l'as déposé ici. Le temps ne m'a pas été donné de m'asseoir comme ce matin à ma fenêtre pour te répondre avec l'attention que ce message méritait.
Le temps justement, le fameux temps...
Je songeais ce matin au temps de l'amour. A cet instant d'éternité où se contracte, passé, présent et avenir. Est-ce pour cela que le temps de l'amour naissant est si précieux ? Je ne sais pas.
Il y a ce temps si particulier, au tout début d'un amour, où en se disant, nous jetons un regard différent sur le passé. Ce temps où l'oreille, les yeux de l'autre permettent une autre interprétation des souvenirs. Cette chance inouïe de reconstruire ce qui a été. Car c'est le miracle de raconter. Les hommes préhistoriques le savaient bien, d'un éléphant on obtient un mammouth et d'un mammouth on obtient une horde. Peut être qu'ainsi on peut chasser la faim !
Le passé fait parti intrinsèque du présent d'un amour naissant. Il y a dans l'amour naissant, ce moment intense que l'on appelle le présent. Chaque rencontre, chaque téléphone, chaque courriel s'inscrit en minutes précises dans notre horaire du temps. On les attends, on les étire, on essaie même de les arrêter sur l'horloge cruelle qui continue de tourner. Que dire de l'avenir dans l'amour naissant ? Il est présent à chaque instant. Il y a ce désir de se projeter en avant, désir paradoxal car il détruit le bonheur de l'instant présent, il veut réduire la tension du début et la transformer en système organisé.
Du passé naît dans les yeux du nouvel amoureux, un présent désorganisé, un chaos créatif, que l'avenir se chargera d'aplanir.
C'est ainsi que chaque instant comprend passé, présent et avenir, que le temps se dilate, se rétracte et que naissent ces intants d'éternité.
...ma foi...je suis amoureuse...chut.....ne le dite pas à voix haute...je suis une sorcière ....et j'ai peur que ce que l'on nomme s'envole....
Bon dimanche.
Janie xxxxxxxx |
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