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February 01 Je te cherche encoreJe t’ai perdu quelque part entre l’enfance et l’adolescence. Perdu entre le rêve et la réalité. A moins que ce ne soit dans une autre vie.
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
Trois fois j’ai ressenti l’assurance D’être à ma place dans l’univers Je ne peux pas l’oublier
La première fois, tu étais si jeune, si insouciant, un peu distant. Si jeune mais si vivant. Tu refaisais le monde à toutes les nuits. Tu peignais nos univers en noir ou en blanc. Moi, je te disais je t’aime, sur tous les tons, avec toutes mes voix. Moi je te disais je t’aime avec tous les doigts de mes mains. Tu allumais et éteignais les étoiles de mon ciel selon les humeurs de ton âme. Les jours de grand soleil j’essayais d’éviter les brûlures sur ta peau. Les jours de noirceur j’allumais des réverbères au plafond de nos nuits. Je t’aimais de la peau à l’âme. Dans tes absences, je me construisais, réparais ce que notre amour usait. J’ai eu envie d’être à moi...
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
La deuxième fois, tu étais si instruit, si savant, tu m’enseignais la vie. Étudiante docile, j’essayais de te séduire avec mes cils. Je rêvais de t’enlever ta chemise. Mais même nu dans mes bras, tu ne déposais pas les armes. Tu prenais le plaisir comme un remboursement. Surement, j’ai payé quelques traites d’avance avant de comprendre que ton enfant qui aimait la petite fille aux mitaines rouges ne serait jamais libre.
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
La troisième fois je t’ai surpris au détour d’une vie. Tu parcourais ta route en solitaire sans même imaginer que j’existais. Nos cœurs se sont heurtés et nos corps n’en finissaient pas de se vautrer l’un dans l’autre, du bout des doigts ou avec la violence des orages d’été. C’était la fin d’un été, la fin d’une vie ... Tes fantômes t’habitaient, les miens dormaient en paix. Je t’aie pleuré, t’aie détesté, t’aie pardonnée... Dors en paix nous nous retrouverons peut être dans une autre vie...
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
Je suis toujours vivante. Je t’ai perdu quelques parts entre l’enfance et l’adolescence. Je te cherche encore et mon âme est tranquille et confiante. Je peins ma vie avec des mots et des pinceaux. Je peins ma vie avec mes amis, mes confidentes, mes grands enfants, ma petite étoile de mer. Je peins ma vie en couleur et parfois en gris et rouge. Le soir je m’endors dans mon lit d’adolescente. Les yeux fermés je rêve encore à toi que je ne connais pas.
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