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Un regard, une voixPourquoi un slogan...je ne suis pas une équipe de sport !! |
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February 01 Je te cherche encoreJe t’ai perdu quelque part entre l’enfance et l’adolescence. Perdu entre le rêve et la réalité. A moins que ce ne soit dans une autre vie.
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
Trois fois j’ai ressenti l’assurance D’être à ma place dans l’univers Je ne peux pas l’oublier
La première fois, tu étais si jeune, si insouciant, un peu distant. Si jeune mais si vivant. Tu refaisais le monde à toutes les nuits. Tu peignais nos univers en noir ou en blanc. Moi, je te disais je t’aime, sur tous les tons, avec toutes mes voix. Moi je te disais je t’aime avec tous les doigts de mes mains. Tu allumais et éteignais les étoiles de mon ciel selon les humeurs de ton âme. Les jours de grand soleil j’essayais d’éviter les brûlures sur ta peau. Les jours de noirceur j’allumais des réverbères au plafond de nos nuits. Je t’aimais de la peau à l’âme. Dans tes absences, je me construisais, réparais ce que notre amour usait. J’ai eu envie d’être à moi...
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
La deuxième fois, tu étais si instruit, si savant, tu m’enseignais la vie. Étudiante docile, j’essayais de te séduire avec mes cils. Je rêvais de t’enlever ta chemise. Mais même nu dans mes bras, tu ne déposais pas les armes. Tu prenais le plaisir comme un remboursement. Surement, j’ai payé quelques traites d’avance avant de comprendre que ton enfant qui aimait la petite fille aux mitaines rouges ne serait jamais libre.
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
La troisième fois je t’ai surpris au détour d’une vie. Tu parcourais ta route en solitaire sans même imaginer que j’existais. Nos cœurs se sont heurtés et nos corps n’en finissaient pas de se vautrer l’un dans l’autre, du bout des doigts ou avec la violence des orages d’été. C’était la fin d’un été, la fin d’une vie ... Tes fantômes t’habitaient, les miens dormaient en paix. Je t’aie pleuré, t’aie détesté, t’aie pardonnée... Dors en paix nous nous retrouverons peut être dans une autre vie...
Trois fois j’ai ouvert mon âme confiante Trois fois j’ai connu à nouveau la joie De m’endormir dans tes bras
Je suis toujours vivante. Je t’ai perdu quelques parts entre l’enfance et l’adolescence. Je te cherche encore et mon âme est tranquille et confiante. Je peins ma vie avec des mots et des pinceaux. Je peins ma vie avec mes amis, mes confidentes, mes grands enfants, ma petite étoile de mer. Je peins ma vie en couleur et parfois en gris et rouge. Le soir je m’endors dans mon lit d’adolescente. Les yeux fermés je rêve encore à toi que je ne connais pas.
June 12 C'est la période des déménagements...Et même les blogs déménagement parfois, mais j'ai oublié mon changement d'adresse et vous me manquer...
Suivez moi...au
Bonne lecture et désolé pour le retard
Janie January 14 Des souris et des femmesJe cours après les souris dans ma tête. Je les attache par la queue et j'essaie de les mettre dans un coin. Elles ont été laissé là, une à une par mes amours, par mes désamours. Elles sont les traces du passé que je ne veux pas suivre.
J'en aie attrapé une grosse bien dodue. C'était une souris grise comme un jour de janvier. Elle me quittait sans dire un mot, prisonnière de son propre passé. Je me suis tu...tue...tué... J'ai perdu mes mots...maux...
Faites moi l'amour que je retrouve ma voix. Faites moi l'amour monsieur, je vous donnerai des mots.
Il les ramasse à la pelle. Peut être les met-il dans sa poubelle ?
Je ne sais pas.
Il les boit.
Il me fait l'amour et je retrouve mes mots...En voilà un...ici et là...
Dis moi, le secret qui se cache dans les trois petits points.
Seulement toi et moi ... le connaissons... et encore.... !!
C'est un signe de suspension....
Suspension......suspendus....a ton cou, a tes lèvres, à ton sexe.
Je chasse les souris dans ma tête ... et je trouve mes mots.
Je vais écrire pour toi.
Janie January 06 nos mains à peine...Un rituel qui réunit l’enfer et le ciel
Y’a-t-il encore une voix quelque part ? Qui cherche la voie
Il y a cet autel de chair Le sacré et le temporel Réunis dans l’énergie
Y’a-t-il encore quelqu’un qui a une mémoire ? J’écris ici Ici ou ailleurs Es-tu là ?
Sur les murs de la grotte Gravées dans la pierre Nos mains à peine Nos mains de peine
Te souviens-tu ? Je suis là December 16 Love toi ...Ce matin, il flotte dans l’air ce parfum des grandes tempêtes d’hiver. Il n’y a pas que les oiseaux ou les chevaux qui sentent la neige qui vient. On l’entend dans le silence du petit matin. C’est une qualité du silence. Il est plus opaque, plus dense, en attente. Le silence est plus plein ce matin. On peut sentir les flocons qui s’en viennent comme des milliers d’oiseaux blancs, humides, lourds.
La lumière naît doucement. Elle est blanche et grise. Avec elle s’éveille le vent. Il caresse mes branches nues. Je suis un arbre. Avec le jour, s’énerve le vent, il bouscule mes chairs tendres, je suis nuage.
Assise là au clavier, je suis femme. Je pose les yeux sur l’horizon. J’écoute le silence. La brève durée d’une inspiration, un moment suspendu entre le gris et le blanc. J’y entends tes doigts qui viennent à ma rencontre. Je les sens déjà sur ma peau. Tes longues mains froides qui me font frissonner. Tes paumes glacées que tout le feu de mon corps n’arrive pas à réchauffer.
Love toi, près de moi, tempête blanche. Love toi, emmêle tes membres avec les miens, colle ta peau à la mienne. Love toi que j’écrive mes mots sur ta peau à l’encre de mon sang, le rouge et le blanc. Love toi, avec le temps, avec les mois j’arriverai à te faire fondre comme neige au printemps. _____________________________________________
Comme une louve en hiver Je sens venir la neige
Le museau sensible Le poil érectile Je sens venir le temps
Les oreilles tendues vers le ciel J’écoute le silence J’entends le vent
Il vient du nord Des grandes banquises Il lèche les océans glacés
Comme une louve en hiver Alerte devant ma tanière Je t’attends
Il y aura bien sur un hiver Qui ne te ramènera pas Perdu quelque part dans la neige
Recroquevillé Endormi Enseveli
Mais ce matin, j’hume le vent C’est un matin de tempête Je t’attends. Même si je sais que tu ne reviendras plus.
Janie Prodigalité et méfiance...Petit matin de neige. La nature va être généreuse. Généreuse vous dite...
Mais oui, la neige va protéger les plantes des grands froids d'hiver. Elle va remplir nos reservoirs hydro electrique d'eau. La neige est bien plus importante qu'il ne semble au premier coup d'oeil, dans un pays d'hiver.
Je suis une femme d'abondance. D'abondance, de générosité et de prodigalité. Il me manque l'insécurité chronique de notre temps. Il me manque des peurs. Pourtan moi, parfois, je trouve que j'en aie beaucoup quelque part en banque.
Ce monde est toujours judéo chrétien et le Québec qui se croit libéré de ses curés a gardé ancré profondément dans sa chair, la méfiance de la prodigalité et de l'abondance.
Pas étonnant en fait, la société de consommation ait besoin du désir. Le désir se nourrit de la privation, du moins c'est l'équation habituelle. Pourtant c'est faux. Car ici en Amérique, où toutes les maisons sont pleines à craquer d'objets de toutes sortes, il vous manque toujours quelque chose pour être heureux.
Les rares personnes d'abondance qui sèment autour d'eux, talent, joies, confiance sont suspects ou du moins considérés comme étranges, différents.
En fait ce n'est pas mon talent qui éloigne c'est ce que j'ai réalisé cette nuit, c'est plutôt ma prodigalité. J'ai toujours prodiguer sans compter. J'ai cette chance inouïe d'avoir toujours eu un toit, de n'avoir jamais eu faim ! Je n'ai jamais eu peur de voir mes enfants mourrir de faim ou de froid !
J'ai toujour prodiguer sans compter car la peur ne m'habite pas. De quoi pourrais je manquer ? La vie est là qui pourvoit et c'est ancré profondément en moi.
De ce monde judéo chrétien qui me blesse en faisant de moi quelqu'un de différent parce que je suis une femme de joies ...il me reste deux images que j'ai gardé quand on jeté le bébé avec l'eau du bain.
Un jour un homme donna trois talents à chacun de ses trois fils...le premier les dépensa immédiatement, le deuxième les enterra dans un coffre profondément, le troisième les fit fructifier...
Vous la connaissez aussi. Un jour j'ai écris une lettre à mes fils adolescents à l'époque en leur disant...
LE SEUL PÉCHÉ QUI EXISTE C'EST DE NE PAS SE SERVIR DE CES TALENTS, de ne pas les faire s'épanouir au grand jour. Il faut avoir le courage de croire en eux et des les faire fructifier...
La deuxième image qu'il me reste de ce curé qui me terrifiait dans sa grande toge rouge... DIEU, nourrit bien les oiseaux !
J'ai tassé ce Dieu là de ma vie, il y a très longtemps. En fait mon père plus "indien" que judéo chrétien avait d'autres dieux à m'apprendre qui me convenaient mieux. Le dieu corbeau et le dieu coyote ont nourri mon enfance de l'abondance dont la religion judéo chrétienne aurait pu me priver.
Il y a ce souvenir aussi qui est attaché à la prodigalité....Nos mères généreuses avaient de sérieuses et importantes attentes. Le don de soi dont elles faisaient preuve était souvent relié à un élastique immense ! Mais c'était le seul moyen qu'elles avaient d'avoir un peu de prise sur leur vie. Les humains sans pouvoir sur leur environnement immédiat (la plupart ne gagnaient même pas ce qu'il fallait pour se nourrir), les humains dépendants n'ont souvent que la manipulation comme mode de survie.
La prodigalité, la générosité, les femmes d'abondance sont-elles encore aujourd'hui, entachée par la méfiance que l'on a à l'égard ce ceux et celles qui donnent "trop" ? A un premier niveau ...surement.
Mais vivre l'abondance, sortir de la privation, à un niveau plus profond c'est mettre en péril le désir, la pire chose qui puisse arriver à une société de consommation. On aime souvent plus nos désirs que la réalité.
Je suis et je resterai femme d'abondance. Si les gens se méfient de ma générosité, la vie elle me donne en abondance ...elle me nourrit car je suis l'un de ses oiseaux...et je continuerai de garder la peur à distance même si parfois mes semblables me foutent la frousse.
Bonne journée
Janie xXx December 15 Les ponts si fragiles....Cette semaine, comme à chaque année, j’ai pris une soirée pour écrire mes vœux de Noël à des amis, clients, collègues. Un beau texte, une photo et, innovation cette année, un petit mp3 avec ma voix et de la musique. Chaque année, très peu de gens me répondent mais je n’ai jamais ressenti cela comme un manque. Je fais mes vœux et il revient ce qu’il doit revenir, ni plus, ni moins. Je ne me suis jamais posé de question sur cette absence de réponse.
Pourtant cette année, trois ou quatre personnes croisées de visu après la réception de mon message, quelques autres aussi croisées au téléphone m’ont dit que mon message était tellement beau qu’ils ne se sentaient pas le courage de répondre, ou qu’ils ne pouvaient pas me répondre n’ayant pas mon talent avec les mots.
Pourtant un simple Joyeux Noël m’aurait empli de joies et un silence aurait été préférable à ce sentiment d’isolement que leurs propos fait naître.
Ne peut-on pas être soi même et avoir cette confiance tranquille que l’autre nous appréciera tel que nous sommes ?
Est-ce que les musiciens s’attendent à ce que les gens leur répondent en musique ? Pourquoi moi je m'attendrais à ce que les gens me répondent avec MES mots ?
Moi qui essaie de me servir des mots pour tendre des ponts entre moi et les autres, je découvre que les mots m’isolent.
Comprenez vous une puissante envie de me taire ….
Bonne nuit
Janie xxx December 14 BonsoirBonsoir,
c'est déjà le début d'une phrase. Triste ce soir, comme ça sans raison particulière. Ouaip...triste ce soir.
Bonne soirée...c'est déjà le début de la fin d'un texte :-)
Janie December 13 Un instant ...17 :21
Un, sept, deux, un, des chiffres, rien de plus. Doigts sur le clavier. Touches chaudes. Sensation agréable quand elles s’enfoncent en faisant, clic, clac, clic. Les écouteurs sur mes oreilles. Violon, je suis l’archet, je glisse sur les cordes. Musique sacré. Ave Maria. Musique éternelle. Musique temporelle. J’aime cette voix. Aimer…attends…je me sens bien avec cette voix. Elle entre par mes oreilles fait vibrer mes tympans. Elle descend entre mes seins. Se répand dans mon ventre. Agite mes pieds. C’est ce que je nomme aimer cet amalgame de sensations agréables. Envie de bouger. Plaisir de bouger. Joie de bouger. Habiter son corps en entier. Sentir mes pieds. Fermer les yeux. Ecouter. Perdre un sens pour mieux profiter de l’autre.
Une sensation à la fois. 17 :25
Un, sept, deux, cinq. Doigts sur le clavier yeux fermés, y’aura des afautes doigts trouvent les lettres. Aimes les notes qui s’enfoncent. Aime oui aime…
Doigts sur le clavier, yeux ouverts, musique dans les oreilles, bouger…toutes sensations emmêlées. Volupté
Etre là, juste là. Caresser le clavier. -0¸u`éqke oi980 l..>a Un son…oier9 ab loe Ouie Q8r7
Un bip ici et là…sous mes doigts…
17 :29 …un sept deux neuf…carré gris..carré blanc des yeux qui voient les lettres a bc de e f que mes doigts écrivent sans voir….
17 :30 ……un instant…..de vie.
Janie December 11 Ave MariaElle avance Elle s’ouvre Femme Du rose Et chair Qui se mouillent
Il y a ce feu qui dort Elle chante Elle danse Femme Du rouge Du vert Qui s’étalent
Il y a ce feu qui monte Du ventre aux épaules Elle bouge Femme Du blanc Du bleu Qui s’emballent
Il y a ce feu qui couve Les seins se dressent S’écartent, s’émeuvent Ave Maria Du jaune Du blanc Qui s’emmêlent
Il y ce feu qui grimpe Les mains se tendent Offrent et caressent Femme Du mauve Du rouge Qui s’épousent
Il y a ce feu qui éclate Des lèvres qui embrassent Des yeux qui braisent Femme Des orangés Des gris Qui se trouvent
Il y a ce feu qui rage Une flamme qui vacille Chaleur du coeur Femme Des noirs Des blancs Qui s’aspirent
Il y a ce feu qui fusionne Le plomb et la pierre Pour l’or De Toi et Moi
Je pourrais vivre cent ans que ma vie ne serait qu’un moment. Je pourrais avoir des milliers d’amants que ma vie ne serait que ce moment. Je pourrais être, disparaît, que rien ne serait différent. Que reste t’il quand la chair s’efface, quand l’esprit s’affaisse ? Que reste t’il au dernier de ces moments ?
Encore une danse, il reste cela. Encore une fois, il reste cela. Encore être une femme. Encore être un homme. Etre quelque chose entre Toi et Moi. Encore sentir ma vie se dissoudre pour mieux se fondre dans cet univers. Encore une fois cherche la pierre.
Fondre le plomb. Sublimer la chair. Allumez le bûcher où l’on brûle les sorcières. Monter l’escalier le sourire aux lèvres. Le feu est intérieur, le reste n’existe pas. Vous pouvez brûler mon corps encore une fois.
Que reste t’il quand on l’a tenu dans sa main ? Encore une danse, me perdre en toi. Le ying et le yang réunis dans l’âme.
Je serai partout vallée où tu seras montagne. Je serai partout chair où tu seras peau. Je serais partout mer où tu seras terre. Je serais partout toi où tu seras moi et moi où tu seras toi.
Danse avec moi.
Ave Maria !
Janie dec.2005
December 08 Ruisseau d'hiverRuisseau d’hiver
Mes paupières s’alourdissent. Mon sang se fige. J’adhère aux pierres. Je reste prisonnier des herbes folles. Je colle au sol. Mon chant devient murmure. Je saisis le mystère des cristaux. Je m’empile. Me sculpte. Je m’endors. Je disparais. Je meurs.
Les oiseaux se sont envolés. Les autres se sont endormis. Les enfants des hommes se sont mis à l’abri.
Seul dans la forêt, je chante sous la neige pour qui sait entendre. Seul dans la forêt je danse sous la glace pour des yeux bordés de glace.
Malgré le froid Malgré la nuit
Je me mire dans la lune d’hiver M’y vois à l’envers Seul à contempler Le ciel étoilé
Même le silence Marche sur le bout des pieds N’écoutant que le vent Qui crie son ennui
Les doigts engourdis Les orteils gelés Je glisse dans mon lit Déserté par la vie
Je cherche la chaleur Je cherche les couleurs
Je m’endors sous la neige Rêve blanc. December 07 Peau de soie...Un autre,
la peau de soi
de soie,
de soir,
dans le noir...
s'étendre à ses côtés...
s'endormir...a ses cotés.
Visage sans nom, du côté de l'émotion,
du côté des pardons,
du côté des complicités,
de la tendresse,
des sensualités codées...
secret d'alcove à construire,
à découvrir...
Solitude laisse moi partir
Que serais je sans toi si tu n'avais meublé mes nuits depuis tant d'années ?
Que serais je sans toi qui m'a appris à ne pas paniquer ?
Que serais je sans toi qui m'a obligé à me discipliner ?
L'ombre de moi même à n'en pas douter.
Tu m'as donné toutes mes couleurs,
m'as montré toute les recoins de ma peau.
Solitude laisse moi partir
Tu es un viel amour usé
qui se meure
Il faut savoir partir avant de détester
Chaque fois que j'essaie de m'éloigner...
Tu me fait les yeux doux,
fait miroiter d'autres joies
Tu me ramène à mes anciennes
C'est la courageuse qui t'as séduit
c'est la paresseuse qui reste dans ton giron
L'aventurière qui t'a donné son sourire,
la sédentaire qui te lave les pieds maintenant
Je t'aime encore...mais je ne suis plus amoureuse de toi...
Laisse moi partir
Cesse les injures et les menaces
Ne me fais pas le compte des mes écarts
Ni le bilan de notre usure
Ne me dis pas qu'il est trop tard... Ne me dis pas qu'il est trop tard....
Laisse moi partir, je t'aime encore chère solitude, il se fait tard...
Laisse moi partir...que je grandisse encore Je reviendrai vers toi ma vieille maitresse Je reviendrai vers toi sans regret et sans tristesse Tu deviendras ma confidente Je reviendrai vers toi comme au premier temps de ma vie Quand je l'aimais lui Quand pour toi, je volais des instants à la vie
Je reviendrai vers toi comme cet innacessible Je reviendrai vers toi comme cet absolu Que tu étais pour moi Liberté, solitude Laisse moi partir, ne me dis pas qu'il est trop tard
Et au dernier soir.... Je reviendrai vers toi. Je t'en fais le serment. Laisse moi partir, ne me dis pas qu'il est trop tard...
Janie déc. 2005 December 05 Lettre au père Noel
Bonsoir,
En fait, je ne sais pas si chez toi, c’est le jour ou le soir. Mais j’aime bien imaginer que tu lis cette lettre à la chandelle, bien au chaud dans ton lit, sous la fourrure avec Mère Noël à tes côtés. Cher Père Noël, je me sens un peu gauche et surtout très intimidée à l’idée que tu lises cette lettre. Je sais, il y a des milliers d’enfants qui t’écrivent, mais justement c’est là que le bât blesse.
Je crains bien que je ne sois plus une enfant. Ou sinon très, mais très attardée…
Je vais donc te demander beaucoup de discrétion. Ça me gênerait vraiment beaucoup que les gens sachent qu’à mon âge, je crois encore à toi. Même que ça me gêne quand je me l’avoue toute seule entre moi et moi. Tellement que je vais vite t’écrire cette lettre, la mettre dans une enveloppe cachetée, la jeter dans une grosse boîte rouge et l’oublier.
Ne soit pas vexé cher Père Noël. Je vis dans un monde ou c’est très mal vu de croire que l’imaginaire est une réalité. Surtout que ce que je viens te demander, je sais que je ne peux pas l’acheter ou le trouver dans un catalogue. Tu ne pourras donc pas te débarrasser de ma demande en la remettant à l’un de tes lutins qui ira tout de go chez le marchand de petits trains.
Non, cher Père Noël, ce que je veux te demander, il y a seulement toi qui puisses l’exaucer (en fait je n’en suis même pas tout à fait certaine) toi ou certains anges à ce qu’on dit (mais je ne vais pas me mettre à parler aux anges).
Ne soupire pas dans les oreilles de mère Noël, donne moi une chance, ce n’est pas facile de demander, tu dois le savoir toi qui donnes tout le temps.
Cher Père Noël, pour Noël je voudrais…je voudrais…
Et puis zut…il faudrait Père Noël que je t’aie devant moi, ce serait plus facile. Je te servirais, un verre de vin. Tu me regarderais au travers ta barbe. Je me serais fait belle juste pour toi, avec un grand décolleté et des brillants. J’allumerais partout des chandelles, pour ne pas que tu te sentes trop dépaysé. Je pourrais t’appeler par ton petit nom ( c’est quoi déjà ton prénom ? Santa ou Claus ? ) Je te servirais des crevettes asiatiques en entrée. On jaserait de tout et de rien. Je t’aurais préparé une salade avec des fruits exotiques mélangés aux légumes. Nos voix se feraient plus tendres, plus sensuelles.
On changerait les verres et le vin.
Je t’aurais inventé un petit plat dont tu te souviendrais. Peut-être, qu’à ce moment là, tu commencerais à me parler de toi. Je serais bien. Il y a tant à apprendre de l’autre.
Les heures passeraient, on rirait.
Juste avant le moment de te faire ma demande, je t’aurais préparé un dessert fabuleux. Un peu de miel pour que tu sois tout à fait séduit. Alors cher Père Noël peut être que j’arriverais à m’asseoir sur tes genoux, le porto aidant, et à te dire à l’oreille :
« Cher Claus, 2005 a été une année très difficile pour moi et je te jure que j’ai été très sage. J’ai pris toutes les baffes sans chialer…ou presque … et comme une grande fille j’ai essayé de comprendre…Bon, j’avoue que je n’ai pas tout compris, mais quand j’ai essayé de comprendre avec le cœur au lieu du cerveau, déjà ça allait mieux. J’avais sûrement besoin, comme les steaks, d’être attendrie. Besoin d’humilité aussi, je sais que je ne comprendrai jamais pourquoi quelqu’un que j’aimais est sombré dans la dépression et s’est enlevé la vie, je crois que je ne peux que l’accepter. Je sais maintenant, que même quand on essaie très fort, on n’aime jamais assez, et que contrairement à ce que d’autres pourraient te dire, on n’aime surtout jamais trop. Mal parfois, mais jamais trop.
Cher Père Noël, j’ai bien fait tous mes devoirs et toutes mes leçons, et j’ose croire que je pourrais essayer à nouveau. Essayer est la seule façon que j’ai trouvée …
Cher Père Noël…pour Noël, je voudrais…. »
Pardon, cher Père Noël, mais ici ce n’est pas le soir. Il n’y a pas de chandelles et pas de porto. Je ne parviens pas à t’appeler Claus et surtout, je n’arrive pas à te demander ce que je désire.
Alors Cher Père Noël, oublie cette longue lettre comme moi je vais l’oublier aussitôt que je l’aurai postée.
Je profite quand même de l’occasion pour te remercier de tout ce que tu m’as donné durant cette vie et de tout ce que tu me donneras dans l’avenir, car pas un instant je ne doute, ni ne douterai de ta générosité.
Merci. Je te souhaite ainsi qu’à tout ceux que j’aime un bel hiver. Prend bien soin de Mère Noël car l’amour est précieux, et malgré tous les quand dira-t-on, il demeure l’essentiel. Les cœurs humains sont ainsi qu’ils ne se touchent les uns les autres que par les sens. Écouter l’autre, lui parler, sentir son parfum, le regarder et surtout avoir le privilège de poser sa main sur la peau de l’autre sont autant de cadeaux que rien ne peut remplacer. Ni les marchands du temple, ni la richesse, ni la gloire, n’y parviendront jamais.
Dis à Mère Noël d’être patiente, dans un mois le « rush » de Noël sera passé et je sais que tu prendras tout le reste de l’année pour rêver avec elle d’un autre Noël.
Joyeux Noël et merci de m’avoir consacrer un peu de ton temps si précieux en cette période de l’année.
Janie
Ps..si jamais tu arrivais à comprendre ce que je voulais demander et que je n’ai pas osé, svp, ne le fais pas arriver le 24 décembre au soir avec une boucle rouge sur la tête …
bien que …
December 03 Le père NoelVoilà, je vais y arriver. Ce sera Noël bientôt.
Noel a beaucoup changé de visage pour moi depuis les 10 dernières années. Et non pas en plus triste et non je ne suis pas nostalgique. J'ai eu de magnifiques Noel en famille. Maintenant chaque année je dois les réinventer.
ET
J'ADORE CA.
Imaginer Noel à votre façon, sans aucune restriction. Imaginer Noel comme un moment romantique. Et non le romantisme n'est pas un jeu qui ne se joue qu'à deux. Il se joue à trois parfois, ou comme cette année là, ou moi, mon fils, sa blonde, on a fini notre party de Noel, en s'auto dessinant les uns, les autres, au fusain. De jolis portraits...que j'ai encore...pas très ressemblants, je l'avoue, mais très joyeux.
Imaginer Noel....et parfois...manquer d'imagination.
Alors faire appel à l'autre.
Il est où l'Autre dites vous ? Il est partout. Ici...et là...dans la rue, au bureau... faut le voir, faut y croire, faut surtout lui sourire, lui adresser la parole.
En attendant, d'imaginer mon Noel...bien qu'il va falloir que j'y pense bientôt...je dois aller rencontrer le père Noel.
a 250 km de chez moi....
Oui mais c'est le vrai...!!! Celui qui me fait vivre...qui me verse un cadeau toutes les deux semaines...
Je ne peux pas être ingrate et lui dire ...non j'ai pas envie...
Surtout qu'il m'attends tout sourire...avec un verre de vin...
Mais bon...ca me tente pas....
Mais je suis une négociante hors pair...et ma principale interlocutrice c'est moi...alors j'ai négocié entre moi et moi....et je suis arrivée à une entente.
Oui je vais voir le père Noel, je même me faire belle, tant qu'à jouer aussi bien porter le costume...mais...mais...je vais partir un peu plus tôt, (si je décolle de cet écran) ou revenir un peu plus tard demain (ca peut être ca ...) et aller....au musée !!!
Yeah !! Voir les tableaux de Provence...m'arrêter devant un Monet...un instant...et là le temps...qui s'arrête...le souffle qui se suspend...
Qu'on me donne un instant...!! Un instant...un trou dans la foule...un instant d'intimité avec l'un de ces tableaux...et je serai comblée.
Je viendrai vous raconter...
Après tout, ca vaut le coût d'aller embrasser le Père Noel...et puis ...
On ne sait jamais...ne le dites pas trop haut...je suis tout à fait assez folle, pour tomber en amour...avec un Père Noel...
Surtout que maintenant, ils ont chacun leur tour de garde ce qui leur donne un peu de temps pour la bagatelle.
Ha, oui vous croyez...qu'il peut manquer de souplesse....C'est que vous ne l'avez pas vue monter dans son traineau...et puis...vous connaissez la position...(ben non..je ne vais pas vous confier mes secrets....) ...
Et puis...imaginer....la tête des mes voisins...si dans une nuit noire et silencieuse, entre deux soupirs tout à fait banals...ils entendaient..Ho Ho Ho...et pas n'importe lequel mais bien un Ho Ho Ho ..qui enfle..qui monte vers le ciel (et vers les voisins du dessus aussi...en passant)....
Ho ho ho ho ho....
Qu'est ce que je disais...imaginer Noel ???
Bon je vais aller me faire belle....des fois que ....
Janie xxxxxxxx December 02 Fragments rougesOuf, les semaines passent et je cours après ma queue comme un jeune chien fou.
Déjà décembre....ma foi, je me sens encore en septembre !!
Les fragments bleus m'ont fait du bien, malgré la difficulté de la tâche, ils m'ont allégée. Tant de gens m'ont écrit suite à ce texte. Tous les messages m'ont touchée en plein coeur.
Je ne suis pas une femme nostalgique, de passé ou de souvenirs. Tellement que certains de mes amis, amies à qui j'avais donné l'adresse des fragments bleus ont manifesté leur inquiétude. Est ce que j'allais bien ?
Mais oui je vais bien.
On est inconfortable face au chagrin des autres, si bien que l'on est inconfortable face à notre chagrin. Les fragments bleus m'ont permis de vivre ce chagrin d'une manière...qui est la mienne. Rien de plus, rien de moins.
Je tourne une autre page et je commence à publier des fragments rouges. C'est disons ...beaucoup plus rigolo.
Un homme, une femme, deux écrans, quatre mains...et nos deux fous décident d'écrire une histoire d'amour. Paris, Québec...vont-ils s'y laisser prendre ? ...en fait...je ne sais pas encore...je ne peux donc pas vous vendre le punch....
Au plaisir de vous retrouver sur les fragments bleus qui virent au rouge pour L'automne des fous.
Bonne journée
Janie
ps...oui, oui, il faudrait parler d'élections et de Noel....ca va finir par m'arriver... November 25 Le cri des questionsA tous ceux et celles qui debout au bout du quai, se demandent si l'eau est froide...
Le cri des questions
Tu places un à un les silences entre les mots pour que je puisse les entendre. Le cri des questions enterre le chant des vagues du désir. Tes mots cherchent le chemin de mon cœur. Tes mains longent les sentiers que dessinent les veines bleues de ma destinée. Un doigt se perd à suivre ma ligne de vie. Tes paumes écoutent l’écho des percussions de mon cœur qui bat tout en haut d’une carotide. Du chant des sirènes au chant des tam tam tu cherches la source au coin de ma bouche.
Pose tes mains sur les miennes que je puisse te dire mon pays. Ma bouche n’a que des mots.
Je prendrai du bleu pour dessiner tes paupières. Qu’elles disent la joie, la peine, la lassitude, doucement qu’elles se ferment. Regarde toi avec mes doigts. Dans la mémoire de ma peau je garderai tes épaules. Dans la mémoire de ma bouche je conserverai tes saveurs, les associerai aux couleurs, les mêlerai aux miennes. Les jaunes amers des matins sans lendemain, les rouges gourmands des longues soirées d’hiver, les ocres chauds des jours de partage, les sables déserts des nuits en solitaire. Toutes les couleurs de nos vies à partager, à raviver.
Laisse moi mettre les mains sur ta peau que je te dise qui je suis. Ma bouche n’a que des maux.
La gauche pour le passé, la droite pour l’avenir se joignent sur ton cœur pour te parler de maintenant. Laisse moi courir sur ton ventre, rattraper ce frisson, éteindre ce soupçon. Ferme les yeux, regarde toi, au travers moi. Ferme cette lumière de toi, oublie moi. Laissons nous être. Ma voix muette guidera mes doigts de la voie sacrée de tes vertèbres jusqu’en ton centre. Mes lèvres suivront leurs pas pour effacer la piste. Tu comprendras le chinois et toutes les langues de Babel quand le yin et yang s’élèveront vers le ciel.
Ouvre les yeux, regarde moi, au travers toi.
Je sais un langage qui n’a pas de mots, que des gestes, des danses, des caresses. Je sais un langage qui n’a pas de grammaire, que des élans, des soupirs, des chants. Je sais un langage qui n’a pas de mot pour perdre ou gagner, pas de mot pour paix ou guerre, pas de temps pour hier ou demain, pas de genre pour elle ou lui.
Place des caresses entre les mots pour que je puisse les entendre. Laissons s’éteindre le cri des questions sur les vagues du désir. Laissons nous être tout simplement. Janie November 23 Le grand Amour...à quel prix cette semaine ???Plus je veillis, plus j'observe le monde. Plus j'observe le monde, plus il me ravit !!
On a fait de l'amour un icône incontournable. On a fait du couple un mode de vie. Tout est pensé en fonction d'eux. On accepte plus facilement le célibat dans nos sociétés, comme un ÉTAT DE TRANSITION.
Qu'il se prolonge, on devient suspect.
Pire encore, il y a les grands amours. Et moi toute littéraire que je suis, je me suis nourrie de beaucoup de grands amours. De ceux de Sartes à ceux de Kundera, en passant par ceux de Marie Antoinette et j'en passe justement.
Mais la vie m'a fait découvrir quelque chose de merveilleux...
On a élevé au rang de noblesse l'amour avec un grand A. Qu'il est noble ce grand amour qui occupe toute la vie. La plupart du temps impossible, cela va de soi. Mais parfois aussi possible. Unique ou presque. On peut avoir aimé plusieurs fois, mais il y a un must...le plus...le grand...celui qui dépasse tous les autres.
L'homme est un animal merveilleux, il peut vivre le grand Amour ! Il peut même, comble de la noblesse, en souffrir, en mourir !! Que l'on admire ces Tristan et Iseult, Roméo et Juliette, Pénélope et Ulysse (sûrement la plus ennuyante des histoires celle là, lui parcourt le monde, elle tricote, la belle affaire !!!)
En opposition à cela, bien sur, il y a le monde ordinaire qui vivent ...des arrangements plus ou moins tendres, plus ou moins passionnés, en soupirant après un de ces grands Amours, passé ou à venir ! En les lisant, en les regardant à la télé ou même sur internet.
Je caricature à peine.
Ce que j'ai découvert, ne le criez pas sur les toits, c'est que ce secret qui nous vient du temps des chevaliers et autres princesses, est bien en deçà de la réalité. On nous en a caché un bout, je vous le dis.
Les humains ne sont pas capables d'un grand Amour. Il n'y a pas de noblesse à aimer un autre être humain jusqu'à y laisser, sa vie, sa joie, sa peau.
Les Tristan et Iseult et toute la trâlée étaient dans le champ. Il va falloir tout réécrire, je vous le jure.
Les humains...et là tenez vous bien après la rampe...sont capables de beaucoup de Grands Amours, avec tous les grands A que vous voulez.
Plusieurs fois dans leur vie.....j'en suis convaincue. Ce n'est pas une question de noblesse, c'est une question d'ouverture et de confiance. Il va falloir réécrire le romantisme.
Mais que ferait-on de ce produit qui se vend si bien et si cher ? La rareté de l'amour fait vivre........
Dans la catégorie accessoires incontournables...
Les vendeurs de chars, les vendeurs de cosmétiques, de vêtements à la mode, etc .... Vous voyez un peu...les chirurgiens...sans parler des publicitaires qui vous vendent un téléphone pour séduire, une laveuse pour le look érotique de la chose....sans parler des sites de rencontres...etc..etc... La marché de l’amour est immense et toujours avec un grand A, les autres…pftt.. du vent.
Le seul produit qui se vend aussi bien que l'amour ce sont les assurances...
Imaginer un instant, si on éliminait la peur.....
Mais je rêve...
La fin des fragments bleus...mais pas la fin des haricots j'espère !!Je sors de ce texte. Il fallait que le termine. J'aurai écrit 32 pages en moins de deux semaines. Ce texte m'a hanté. Il m'a suivi dans mes nuits. Je suis en retard dans mes courriels. Je n'ai pas écouté les nouvelles. ....
Je reprends ma vie....je vais revenir ici jaser avec vous de beauté, de plaisirs, de joies et de peines aussi. Reprendre le contact, il me manque.
Voici le dernier billet des fragmens bleus.... Je vous le place ici...Vous pouvez lire les 23 autres sur
23 novembre 2005
Je suis à l’âge de la joie. Je la préfère au bonheur.
Le ciel m’est déjà tombé sur la tête. Je n’ai plus peur de ce qui peut m’arriver. Ça m’est arrivé.
Je sais que tout peut arriver encore. Le pire, et le meilleur.
Je suis à l’âge d’apprécier vivre.
Je tiens mon pari. J’aime la vie comme elle est
Si certains soir je pleure Je sens la douleur Pleurer c’est encore être vivant
Quand je ris maintenant C’est mon corps, mon esprit, mon cœur qui rient Tous ensembles
Quand j’ai envie de serrer les poings J’ouvre les mains
Quand je fais l’amour maintenant C’est mon corps, mon esprit, mon cœur Qui font l’amour
Je le fais moins souvent
Mon cœur porte encore des « je voudrais » Je vis ce que j’ai
Je le vis avec ceux que la vie Place sur ma route
J’ai mis mes pas à l’envers dans la dernière année Je n’ai rien trouvé
Je t’ai rencontré Je t’ai aimé Je t’ai perdu
Je sais plus que jamais Que rien n’est jamais acquis à l’homme Je pourrais être tenté d’aimer moins Pour moins souffrir
Je vais aimer plus Pour mieux vivre
Malgré le pari avec la vie, malgré la présence à aujourd’hui
Il y a un espoir que je ne tuerai pas
Celui de partager la vie.
Janie novembre 2005.
Les fragments bleus finissent ici, merci de m’y avoir accompagné.
November 22 IMPORTANT - Les fragments bleus....Les fragments bleus me demandent beaucoup de temps ...et d'énergie.
Ils ont aussi déménagé, question de plus de fonctionnalité. Vous les trouverez maintenant à cette adresse.
Merci de votre présence.
Janie November 18 Bouquet de fragments bleus.J'ai commencé à publier le texte : Bouquet de fragments bleus.
C'est un texte qui va être publié en solitaire sur http://fragmentsbleus.blogspot.com/
Pour l'instant vous y trouverez les 7 premiers épisodes. Le reste suivra à mesure que je l'écrirai.
Quand le texte sera complété, je verrai si je le laisse là ou si je le place ailleurs.
Bonne lecture...et merci d'être là.
Janie Le tango - exercice de dessin au pinceauLa toile des danseurs de tango est prête. Je te l'envoie pour le plaisir de partager. Je ne ressens pas l'émotion que je ressens quand je peins mes femmes a la spatule mais une grande satisfaction d'avoir relevé ce défi et d'être de plus en plus confortable avec un pinceau. Quand l'élève est prêt, le professeur apparaît. Encore une fois l'adage était vrai. Il se tisse entre moi et cette jeune femme un plaisir réel de créer ensemble. C'est dans la joie que j'apprends. Et on dirait que ce regard qu'elle me donne, car c'est de don , de partage qu'il s'agit, je le pose ailleurs sur ma vie. Je suis à écrire un texte qui comme le regard neuf que je pose sur les objets, regard ombre lumière, est un regard neuf. Je fais ce que je n'ai jamais fais dans ma vie, je refais le chemin à reculons en posant ce regard, ombre et lumière sur l'année qui vient de passer dans ma vie. Un texte intimiste mais aussi lumineux et ombrageux. Ca s'intitule Bouquet de fragments bleus. Je ne sais pas encore combien de pages il y aura au bout du souffle. Ce n'est pas important.
C'est un texte difficile. Il me fait voir d'autres images. Il aura besoin d'être lu... November 17 Un autre lieuJe suis à écrire un texte, qui me laisse assez souvent pantelante, entre la joie et la peine. Un texte chemin qui parle pour l'instant du 11 septembre 2004 et qui se dirige vers maintenant.
Je crois que je vais partager ce texte, mais comme il faudra le couper en " fragments" je vais le mettre sur une autre site. Je vais vous mettre le lien ici.
J'ai aussi presque terminée une toile de danseurs de tango, qui est un exercice de peinture plus réaliste dans le cheminement artistique que je parcours présentement. Plus de réaliste pour pouvoir dans l'avenir me laisser aller à plus d'imagination sans contrainte technique.
Je vous placerai la toile ici ce soir ou demain.
Je réalise aussi combien l'existence d'un blog est quelque chose d'exigeant. Pour peu que l'on soit soi même quelqu'un d'exigeant
La continuité, le lien à l'autre dans cet espèce de tango, entre nos vies publiques et nos vies privées.
Se relier...sans s'empêtrer dans les toiles d'araignée..
November 14 Donner un sensIl faut parfois prendre du recul, essayer de regarder les choses à reculons. Donner un sens ... Je ne dis pas trouver le sens, car qui sait si le sens existe en dehors de notre interprétation. Non donner un sens me semble plus juste.
Il y a des périodes dans notre vie qui sont la somme de plusieurs perturbations. Des périodes qui semblent vouloir nous dire, nous enseigner des choses. Ou des périodes totalement absurdes, qui n'auraient aucun sens, aucun but, aucune finalité.
Il y a aussi l'approche bio qui expliquerait toute notre vie, nos émotions et de là nos expériences par des dispositions chimiques, voir hormonales.
Laquelle des ces méthodes, définitions, visions ? J'aurais envie de dire, toutes ces réponses.
Les 14 derniers mois ont été pour moi très particuliers. Il me semble qu'ils ont été jalonné de faits, les uns derrières les autres, sans que j'arrive à les reliés les uns aux autres.
Toute l'année, je me suis demandée...toute l'année j'ai cherché à donner un sens à cette suite d'évènements. J'ai parfois attendu le suivant, croyant qu'il me permettrait de mieux comprendre les précédents.
Feeling intérieur...sans aucun fondement rationel...."La vague se meurt sur la plage"
Qu'est ce que j'ai appris ?
Qu'est ce que cette tempête commencer un 11 septembre 2004 a signifié ? Du sens....donner un sens.
Assise sur la plage, revenue du silence, revenue du fracas, présente à la vague qui doucement mouille mes pieds...j'essaie de donner un sens, de relier. De comprendre la joie qui m'habite, la paix qui me berce au travers les peurs, l'ange qui me couvre la nuit alors que je dors seule.
La vague se meurt sur la plage et moi je marche sur l'écume.
Bonne nuit
xxx November 10 Chronique du quotidienBonjour ma petite étoile de mer
Tu grandis en grâce mais en sagesse c’est une toute autre affaire. J’aime voir cette énergie qui t’habite, cette lueur dans tes yeux, tes eureka successifs. Tu me manques.
Ce soir je ne te parlerai pas du grand amour, ou de l’état du monde. Non je voudrais simplement te parler du quotidien. De ces petits gestes, de ces instants auxquels il faut être présent pour extraire de la vie toute sa beauté.
Je me suis réveillée ce matin, à ma fenêtre, les grands arbres du parc ne s’étaient pas encore étirés. Leurs branches étaient chargées de blanc. Il faut écouter la première neige. Il y a dans cet instant, une qualité de silence, différente.
Entre l’odeur du café, le blanc à ma fenêtre, j’ai laissé se faufiler une pièce de musique. On aurait dit que les notes s’accrochaient à tout ce blanc comme à une portée. C’était un beau morceau de jazz que peut être auras-tu la chance de connaître dans quelques années.
Puis, la journée commence. Une journée comme les autres, avec ses moments de joies et ces moments plus tristes. Une complicité complètement synchrone avec un fournisseur et le plaisir des neurones qui carburent au même tempo. Un accrochage idiot et complètement asynchrone avec quelqu’un qu’on aime mais qu’on ne fait que heurter avec des rythmes différents.
Prendre le temps de donner quelques instants et quelque mots d’amour à mon père, ton arrière grand père qui vieillit et qui oublie. Curieux comme l’amour ne s’oublie pas. Il guérit l’âme. Mais qu’on y manque souvent.
Lis bien ma petite étoile, je ne dis pas que l’on manque d’amour, je dis qu’on manque à l’amour. On peut se tromper, ne pas avoir la bonne réponse, mal estimé ce dont l’autre a besoin, tout cela est humain. Il ne faut que recommencer, estimer mieux, corriger le tir, s’excuser. Mais chaque fois que l’on cède à remettre un coup, à remettre une peine pour une peine, une blessure pour une blessure, chaque fois que l’on ne trouve pas la force d’oublier, de replacer les choses en relation avec nous même, on manque à l’amour.
Il est si difficile parfois de ne pas faire la guerre. Si facile d’avoir raison. Mais la vie n’est pas affaire de raison, elle est affaire de cœur.
Alors une journée parmi tant d’autres, avec ses joies et mes manques à l’amour. Qui me peinent chaque fois.
Idéaliste ta grand-mère ? Mais oui, sans l’ombre d’un doute. Mais l’idéal, il ne s’agit pas de l’atteindre, il ne s’agit de l’ériger en but ou en objectif pour parler dans la langue de bois des gens de raison. Non l’idéal, il s’agit de le placer au milieu de son cœur et d’y tendre.
November 09 La première neigeQue l’on aime ou que l’on n’aime pas l’hiver, on ne peut rester insensible à toute la beauté de cette première neige.
Comme un pardon, comme une nouvelle chance, comme un matin neuf, c’est la vie qui permet de tout reprendre.
C’est l’instant présent personnifié. Le blanc fragile et éphémère de la première neige.
C’est ce moment unique où tout est possible. La page blanche, la toile neuve, le cahier à colorier de l’enfant avant qu’il l’ouvre. C’est l’univers à redessiner.
C’est un amour neuf, le cœur qui s’ouvre, qui tremble.
C’est l’âme qui s’assoit comme un flocon sur une branche.
Souvent le lendemain, c’est le souvenir d’une vision, quelque chose à retrouver. La pureté, l’innocence, la candeur. Tout à coup c’est oublier. Oublier de savoir ce qui se cache sous la neige, oublier où commence le ciel, où finit la terre. C’est le bonheur extrême de ne plus savoir…
Perdre tous ses repères, devoir inventer un chemin, une route, un sentier. Comme un enfant, jouer à marquer ses pas sur la neige vierge, se retourner, et s’étonner qu’ils n’existent déjà plus.
L'humilité d’une beauté qui apparaît et disparaît, le temps d’un soupir, d’un regard, d’un présent.
Ouvre ta main…que j’y dépose ce trésor oublié. |
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